10 novembre 2016

T9 et T10 : Alstom vainqueur

Alstom remporte un quatrième marché en un mois sur les réseaux français, et dans les trois cas en s'imposant face à CAF. Ainsi, après le RERng pour les RER D et E, après le MPL14 pour le métro lyonnais, après la victoire à Caen pour succéder au TVR, la commande de tramways pour les lignes T9 et T10 a également été attribuée à Alstom, qui place pour la première fois en Ile de France le Citadis X05.

La tranche ferme porte sur 22 rames de 44 m de longueur, au gabarit 2,65 m, pour la ligne T9 Porte de Choisy - Orly Ville. Cette première commande représente un investissement de 70 M€, soit 3,18 M€ par rame. La tranche optionnelle porte sur 68 éléments, destinés d'abord à T10, mais aussi aux futures évolutions de ces lignes, principalement le prolongement de T9 jusque dans la zone aéroportuaire et de T10 de Clamart vers Issy les Moulineaux. Cependant, l'importance du volume total du marché, 90 rames, il est probable que d'autres besoins de tramways trouveront leur réponse dans ce cadre, notamment pour les nouvelles extensions de T3 au-delà de la Porte d'Asnières.

Sans contester les qualités des propositions d'Alstom, il est tout de même étonnant qu'un autre constructeur n'arrive pas à pénétrer le marché français. Dans le domaine du tramway, plus de 88% des véhicules circulant actuellement sur l'ensemble des réseaux français ont été produits par Alstom. Seules Besançon, Lille et Marseille font exception.

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23 juin 2015

T3 : 17 rames supplémentaires

Pour assurer l'exploitation de la ligne T3b lors de son prolongement de la porte de La Chapelle à la porte d'Asnières et renforcer le parc de la ligne T3a, une convention de financement de 63 M€ entre le STIF et la RATP confirme l'acquisition de 17 nouvelles rames Citadis 402 dont 14 pour l'extension et 3 pour le renforcement de l'offre.

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16 décembre 2014

Mise en service de la 1ère phase du T8

Trois jours après T6, nouvelle inauguration de tramway, mais cette fois-ci, avec deux rails et des vraies roues. La première étape du T8 a été inaugurée et mise en service aujourd'hui. Initialement baptisé SDEV (Saint Denis - Epinay - Villetaneuse) puis Tram'Y du fait de ses 3 terminus, le nouveau tramway effectue la liaison depuis le quartier Orgemont à Epinay sur Seine d'une part et l'université de Villetaneuse d'autre part jusqu'à la station Saint Denis Porte de Paris de la ligne 13 du Métro. Dans un second temps, à horizon 2020 au mieux, la ligne sera prolongée jusqu'à la gare Rosa Parks.

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Saint Denis - Rue Ambroise Croizat - 6 décembre 2014 - Au pied de la ligne Paris - Lille, le tracé du T8 a prévu une importante restructuration entre le quartier de la Poterie et la gare de Saint Denis. © transportparis

T8 offre une correspondance avec le RER C en gare d'Epinay sur Seine, quoique la station est relativement éloignée de la gare du fait de la configuration des lieux et de la présence de la Grande Ceinture : ceci dit, en 2016, l'arrivée de la Tangentielle Nord gommera cette effet de distance en accroissant les maillages possibles. Avant de rejoindre le terminus de la Porte de Paris, T8 dessert la gare de Saint Denis en offrant des correspondances avec T1 ainsi que le RER D et la ligne H du réseau Transilien. De son côté, la branche de Villetaneuse offrira également une correspondance avec la TLN.

On notera d'ailleurs une situation repoussant un peu plus les limites de l'absurde : les 2 aiguilles de raccordement de T1 et T8 ont bien été posées, mais il manque 10 m de rail entre les deux aiguilles. A coup sûr, une économie fondamentale pour l'existence du projet. Heureusement que le ridicule ne tue pas...

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Saint Denis - 6 décembre 2014 - On espère que l'aiguille du raccordement inachevé entre T1 et T8 sera bien verrouillée. Il manque 10 m de voie pour relier les aiguilles situées sur le boulevard Marcel Sembat (ci-dessus) et la rue Auguste Delaune (ci-dessous) . Une fois de plus, les tramways d'Ile de France se distinguent par les absurdités de leur conception. Qui pourra croire que le maillon manquant était impossible à réaliser immédiatement ? © transportparis

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Epinay sur Seine - Avenue de la République - 6 décembre 2014 - Sur la branche Epinay Orgemont, le tracé est très rectiligne au milieu d'une large voirie au bâti hétéroclite. Les aménagements sont très classiques. Le long alignement autorisera une vitesse de 55 km/h. © transportparis

La ligne T8 est exploitée toutes les 3 minutes sur le tronc commun avec une rame toutes les 6 min sur chaque branche, et entraine une refonte du réseau de bus principalement sur la liaison Saint Denis - Epinay, dont le détail est présenté sur ce document. On notera particulièrement l'arrivée d'autobus articulés sur la ligne 170 Porte des Lilas - Saint Denis Porte de Paris, du fait de sa forte fréquentation.

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Epinay sur Seine - Avenue de la République - 6 décembre 2014 - La bifurcation des deux branches avec une rame en provenance de Villetaneuse Université. L'absence de station commune à la bifurcation est regrettable. © transportparis

Le terminus - provisoire - de la Porte de Paris ne comprend que deux voies, ce qui apparaît audacieux pour une exploitation tendue. Une troisième voie aurait procuré plus de souplesse face aux impondérables de la circulation et surtout aux effets de la fréquentation. On ne peut que regretter amèrement le choix du Translohr sur T5, car avec T8, c'est une troisième ligne de tramway qui ouvre en Seine Saint Denis, ce qui aurait permis de tirer tout le bénéficie d'une gestion en réseau pour optimiser l'infrastructure et les outils d'exploitation. Par le biais d'un raccordement T1 - T5 au marché de Saint Denis et d'une section de raccordement sur le boulevard Jules Guesde entre le théâtre Gérard Philippe et le boulevard Marcel Sembat, il eut été possible d'amener T5 directement à la ligne 13 via le centre de Saint Denis. Un espoir lorsque viendra venu le jour du remplacement du Translohr par un vrai tramway ?

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Epinay sur Seine - Avenue de la République - 6 décembre 2014 - La ligne 154 assurait la desserte entre Saint Denis Université et la gare d'Enghein. Elle avait succédé au tramway 54 lui même évolution de l'ancien Enghien - Trinité. Le tramway revient donc sur ses terres. Les Agora S âgés de 16 ans vont pouvoir partir à la réforme © transportparis

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16 décembre 2013

Dossier matériel roulant tramway

Nouveaux dossiers de transportparis consacrés aux TFS et aux Citadis, les deux matériels des lignes de tramways en Ile de France. En 2013, la flotte exploitée par la RATP atteignait 160 rames dont 35 TFS, 79 Citadis 302 et 46 Citadis 402.

Vous pouvez aussi retrouver l'histoire du Citadis sur le site transporturbain.

A vos commentaires !

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08 novembre 2011

Tramways : 107 rames commandées

107 rames de tramway pour plus de 280 millions d'euros, c'était le principal sujet de la signature du contrat de crédit-bail entre le STIF, la RATP et l'organisme bancaire bailleur pour la fourniture des rames nécessaires à l'extension du tramway des Maréchaux, et la création des lignes T5, T6, T7 et T8.

Dans le lot, 24 rames pour le premier projet, 15 pour le deuxième, 28 pour le troisième, 19 pour le troisième et 20 pour le dernier, à livrer dans le cadre du phasage des projets, puisque 31 rames sont prévues en deuxième étape pour les extensions de T7 à Juvisy et de T8 à Paris.

107 rames, mais pas un marché unique : pour les Maréchaux, il a simplement fallu puiser dans la tranche optionnelle du marché de 2003, de 70 rames, dont 21 avaient été commandées pour la première phase en service depuis cinq ans. 24 Citadis 402 au gabarit 2,65 m seront donc réceptionnés pour le prolongement de T3 de la porte d'Ivry à la porte de Vincennes et la nouvelle ligne Porte de Vincennes - Porte de la Chapelle.

Pour T7 et T8, Alstom fut aussi désigné lauréat de l'appel d'offres, avec du Citadis aussi, mais avec des rames de 32 m et au gabarit 2,40 m.

Pour T5 et T6, on nage en plein délire avec du Translohr avec dans le premier cas des rames de 24 m offrant 120 places (c'est à dire pas plus qu'un bus articulé) au prix colossal de 3,4 millions d'euros par rame soit 28333 € par place offerte, et dans le deuxième des rames de 46 m offrant 250 places au prix de 5,2 millions d'euros soit 21666 € la place, le tout au gabarit 2,20, et bien évidemment strictement incompatible avec les autres tramways. En comparaison, les rames de T7 et T8 aboutissent à un ratio à la place de moins de l'ordre de 8000 €. A l'heure de faire des économies avec l'argent public, T5 et T6 dénote dans le paysage...

Bref, malgré les apparences de la communication, côté tramways en Ile-de-France, c'est toujours en ordre dispersé que les lignes apparaissent, faute d'un schéma de développement cohérent, dont l'absence occasionne cette hétérogénéité du parc, et des surcoûts de conception des projets puisque les installations de maintenance ne peuvent être mutualisés.

Par conséquent, par l'absence de réelle planification du développement des tramways, il est impossible de concevoir des marchés de grande taille comme dans les réseaux tels Bruxelles (183 rames) ou Berlin (99 rames) de nature à faire baisser les coûts unitaires et susciter une plus forte émulation entre les industriels, mais aussi de favoriser un plan cohérent sur le plan géographique qui favoriserait la constitution de sites de maintenance multilignes. A raison de 20 à 25 millions d'euros par dépôt, nul doute qu'il y a là une source de rationalisation des investissements.

Malheureusement, la situation actuelle laisse aux élus locaux toute latitude pour développer les projets en fonction d'intérêts parfois peu justifiables : autant la transformation du 183 Paris - Orly en tramway est incontestable compte tenu du trafic et des enjeux urbains, autant le projet Croix de Berny - Clamart n'était pas vraiment la priorité en matière de réponse à la surcharge du réseau de bus en banlieue au regard de la fréquentation du 395...

Ce schéma de développement aurait aussi permis d'éviter l'absurdité du T5, soit en préconisant un site propre pour des autobus soit un tramway économique mais connecté au T1 (ne serait-ce que pour mutualiser les rames de réserve) et potentiellement au T8 (une voie de service aurait permis de ne faire qu'un site de maintenance et d'abaisser encore la facture du projet T5 en diminuant le coût d'infrastructure... en plus du coût du matériel). Bref, entre T1 et ses extensions, T5 et T8, il y avait un terrain extrêmement favorable à la démonstration par l'exemple des vertus d'un réseau de lignes connectées.

Il aurait aussi mis en lumière les insuffisance de capacité, tant en statique qu'en dynamique, du Translohr sur T6, notamment par le taux de saturation de l'infrastructure plus élevé dès la mise en service, limitant les possibilités d'augmentation de capacité avec la hausse du trafic.

En réalité, cette signature avait deux objectifs : d'une part, montrer que la RATP et le STIF avait trouvé le moyen de contourner les complications législatives issues de la loi entraînant le transfert de la propriété du matériel au STIF à l'issue d'une période de transition qui court jusqu'en 2029, date de possibilité de mise en concurrence des lignes de tramways; d'autre part, présenter les nouveaux habits de ces lignes de tramways avec les livrées définies par l'autorité organisatrice et son exploitant.

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