L'information des voyageurs à bord des véhicules progresse par étape : on peut mesurer le chemin parcouru au cours des 30 dernières années, quand ne figuraient à bord des autobus que le plan de la ligne, selon une charte qui était tout juste en voie de normalisation pour faciliter leur lecture en essayant de suivre la géographie réelle du parcours sur un format imposé très longiligne. Sont apparus ensuite les panneaux défilants munis à diodes pour annoncer les prochains arrêts et la destination, puis une information sonore.

Depuis plusieurs mois, les nouveaux autobus réceptionnés sont équipés d'écrans de dimensions généreuses et reproduisent la charte d'information déjà visible par exemple sur les MI09 du RER A, les MP05 de la ligne 1 et les MP14 de la ligne 14. Le résultat est plutôt positif... quand il fonctionne. C'est là que le bât blesse : la fiabilité des nouveaux équipements semble plus qu'aléatoire et nombre de véhicules proposent des écrans muets... ou figés.

Il y a encore un peu de travail pour atteindre l'engagement n°4 de la RATP, justement sur l'information des voyageurs pendant leur trajet...

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Illustration des écrans d'information à bord des autobus de la RATP : le fonctionnement est bien aléatoire... mais quand ça marche, l'information diffusée est claire et cohérente entre les réseaux de l'exploitant. Dommage que les correspondances ne soient pas mentionnées... © transportparis

On retrouve d'ailleurs une problématique similaire sur les girouettes (couplées au SAE du conducteur et à la géolocalisation du véhicule) qui n'indiquent parfois rien du tout ou tout au plus le numéro de ligne. Résultat, les conducteurs improvisent, récupérant un bandeau latéral (quand il y en a encore) ou essayant de mettre une affichette de fortune dans un coin du pare-brise. Pas très glorieux pour le réseau de la capitale... d'autant qu'on peut constater que ces équipements fonctionnent généralement mieux sur nombre de véhicules des réseaux Optile.