21 octobre 2022

Les rames tractées ont quitté le réseau Montparnasse

Depuis hier 20 octobre, la banlieue Montparnasse (ligne N) est exclusivement assurée en Régio2N, succédant aux VB2N associées aux BB27300, les BB7600 ayant été les premières remplacées dans ce mouvement de suppression des rames tractées, amorcé depuis 2009 avec d'abord l'arrivée du Francilien et la réforme des RIB.

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Chaville rive gauche - 6 avril 2011 - La BB27302 emmène 7 voitures VB2N en circulant sur la voie 1, en tête d'une mission semi-directe pour Dreux ou Mantes. La fin de vie de ces voitures pose la question du devenir des locomotives, à peine à mi-vie. Le retour au fret s'annonce délicat compte tenu des modifications réalisées sur la série 27000 pour les besoins de la banlieue. © transportparis

Le groupe V de Paris Saint-Lazare est donc devenu le dernier secteur de ce matériel roulant, en attendant la relève dans le cadre du projet EOLE.

C'est quasiment la fin du schéma directeur du matériel roulant adopté par le STIF en juillet 2009 : il reste un seul sujet à traiter, mais pas vraiment anecdotique, à savoir le remplacement de la première génération de Z2N. Le RERng devrait commencer à tailler dans les effectifs, en libérant les Z20500 du RER D pour les envoyer sur le RER C succéder aux Z5600 et Z8800. Mais le nouveau venu se fait attendre.

Quant au remplacement complet des Z2N, le point dur demeure toujours le même : il s'agit de remplacer les effectifs du RER C, de la mission Paris Est - Château-Thierry de la ligne P et de la ligne U La Défense - La Verrière, avec toujours ce sujet de hauteurs de quais, doublé d'une question sur la longueur des rames. Le casse-tête occupe toujours les esprits, tant du côté de l'autorité organisatrice, chez Transilien et désormais chez les constructeurs de matériel roulant qui vont devoir trouver la solution-miracle... ou expliquer qu'il faudra faire des choix radicaux...


15 octobre 2022

T12 : un avancement contrasté

En principe, l'année prochaine, la 5ème et dernière ligne francilienne de tram-train entrera en service : la première phase de T12 reliera Massy-Palaiseau à Evry-Courcouronnes. Elle aura d'emblée un grand mérite : l'amorce de simplification de la géographie du RER C, en éliminant l'une de ses nombreuses branches. L'effet ne sera cependant total qu'avec le prolongement de T12 de Massy-Palaiseau à Versailles-Chantiers. Il va encore falloir patienter.

Les travaux de la section nouvelle sont largement engagés, et les voies sont posées sur une grande partie du parcours. Sur la partie ferroviaire, beaucoup reste à faire, notamment l'adaptation des stations, en particulier la rectification de la hauteur des quais.

Illustrations avec la gare SNCF de Massy-Palaiseau et la future station d'interconnexion à Epinay-sur-Orge : elle est située à 350 m de la gare (175 m si on se focalise sur la liaison entre le quai 2 vers Paris et la station T12), mais il faut bien admettre qu'il était très difficile d'envisager un tracé passant plus près sur la rue de Grand Vaux... ou de déplacer la gare située sur un remblai assez haut.

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Massy-Palaiseau - 12 octobre 2022 - Les Z5600 à 6 caisses n'ont pas totalement disparu et assurent la mission circulaire du RER C, idéale pour perdre les touristes à destination de Versailles. T12 jouera du sécateur pour simplifier le tentacule. A terme, T12 empruntera les mêmes voies que cette mission. On aperçoit à gauche du cliché une Z20900 sur la mission Massy - Pontoise via Pont de Rungis, qui, elle, sera maintenue. © transportparis

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Massy-Palaiseau - 12 octobre 2022 - T12 arrivera sur ces voies (depuis l'arrière-plan du cliché), avec une configuration provisoire puisque l'objectif est de prolonger la ligne à Versailles Chantiers en remplacement de la mission circulaire du RER C. La communication visible sur ce cliché semble positionnée pour permettre de stationner une rame défaillante avec 2 positions pour T12, sur le quai commun au RER C vers Versailles Chantiers. Petite question : la hauteur du quai est plus haute que le plancher des Dualis. L'accessibilité reste donc à clarifier. © transportparis

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Epinay-sur-Orge - 12 octobre 2022 - La station de T12 est située au nord de la gare du RER C, accessible par un chemin assez étroit entre le talus ferroviaire et des immeubles d'habitation. Elle comprend 3 voies pour autoriser des services partiels en cas de perturbation sur la Grande Ceinture ou sur la section urbaine. Le raccordement au réseau ferroviaire est des plus brefs : l'alimentation sera assurée en 1500 V continu de bout en bout mais il y aura une séparation des domaines train et tram. Elle sera parcourue à 15 km/h jusqu'au dégagement de la bifurcation à niveau, et la vitesse restera modeste au-delà jusqu'à la station de Petit-Vaux. La courbe au premier plan est assez serrée et devrait une fois de plus révéler les grandes aptitudes urbaines du Dualis... © transportparis

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26 mars 2022

RER C : notre dossier actualisé

Le dossier de transportparis consacré au RER C avait besoin d'une sérieuse mise à jour. Il propose désormais 4 chapitres, conclus par un peu de prospective sur l'évolution du plan de transport et le renouvellement du matériel roulant.

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Sainte Geneviève des Bois - 13 juin 2021 - Les Z20900 ressortent de rénovation mi-vie avec la nouvelle livrée Ile de France Mobilités et de nouveaux projecteurs à LED. Cette série de Z2N, la dernière, est aussi la plus agréable car climatisée... mais avec 500 places assises contre 578 dans les Z20500 rénovées, du fait d'un diagramme à 4 places de front. Parmi les grands dossiers du RER C, le renouvellement des installations électriques. Manifestement, ça patine un peu (trop ?). © transportparis

Cet enchevêtrement de missions formant un ensemble des plus complexes (souvent assimilé à un tentacule) pourrait quand même, dans les années à venir, tendre vers un peu plus de simplicité : la création de T12 entraînera à terme la suppression de la mission circulaire Versailles Rive Gauche - Versailles Chantiers, tandis qu'il demeure véritablement souhaitable de sortir les branches de Dourdan et Etampes du système traversant Paris. Cela ne semble être que partiellement la perspective de la SNCF et d'Ile de France Mobilités, puisqu'il serait question de ne sortir que la première, au motif que la seconde, quoique lointaine, est un peu plus fiable par l'absence de passages à niveau sur le parcours. Dans sa proposition, transportparis considère qu'il faut raisonner par typologie de service : Etampes et Dourdan sont des dessertes de grande couronne et il convient des dissocier du service de zone dense. Imaginerait-on le RER D à Montargis ? (Certes, jusqu'à récemment, il allait jusqu'à Malesherbes...)

En revanche, le duo matériel roulant - hauteur des quais reste un véritable casse-tête dont on peine à trouver les solutions potentielles !

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19 décembre 2021

La livrée bleu-blanc-rouge fait de la résistance

Elle est apparue pour la première fois voici un peu plus de 40 ans, faisant même l'objet d'une charte entre la RATP et la SNCF convenue en 1979. La livrée tricolore bleu-blanc-rouge avait été définie d'un commun accord pour le matériel des lignes de RER. Premier matériel concerné, le MI79 pour le RER B, qui était alors en cours de livraison. Les franciliens découvraient ces nouveaux trains au cours de l'année 1980, en prélude à la première interconnexion RATP-SNCF à la gare du Nord.

Par la suite, la SNCF appliqua cette livrée aux Z2N réceptionnées à partir de 1983 et venant notamment sur le RER C puis le RER D. Cependant, ce matériel fut aussi engagé sur des lignes de grande banlieue non estampillées RER. De son côté, la RATP l'appliqua aux MS61 lors de leur passage en révision dans les années 1980, et bien évidemment aux MI84 réceptionnés pour l'interconnexion de Nanterre Préfecture. On la retrouva aussi sur les MI2N, tant ceux du RER A que ceux du RER E, mais dans une version plus discrète.

Au milieu des années 1990, la SNCF envisagea la modernisation de son parc de banlieue et développa la marque Transilien. Dans un premier temps, le passage en révision du matériel fut l'occasion d'appliquer la livrée RER aux Z6400, aux VB2N ainsi qu'aux locomotives en charge de ces voitures (BB8500, BB17000 et BB25500). A partir de 2002, une nouvelle livrée fut développée par la SNCF pour l'ensemble de ses trains, sans faire de distinction entre Transilien et RER, pouvant créer une confusion inverse dans les esprits.

Néanmoins, la livrée tricolore de 1979 fait de la résistance : elle n'a pas été éliminée par la livrée Transilien à dominante bleue avec berlingots colorés sur les portes, ni par la première décoration mixant l'identité du STIF et celle des opérateurs. Alors que les couleurs d'Ile de France Mobilités (deux tons de gris et un bleu pâlot) sont de plus en plus visibles, la dernière Z2N série 20900 arborant encore sa livrée d'origine bleu-blanc-rouge part en rénovation mi-vie.

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Sainte Geneviève des Bois - 9 juin 2015 - La livrée bleu-blanc-rouge a été portée par une partie des Z20900 climatisées réceptionnées entre 2001 et 2004. Ce fut la dernière application de cette charte dont l'usage est allé au-delà de sa destination initiale. © transportparis

En revanche, ces 3 couleurs font de la résistance du fait du retard pris dans la rénovation des MI84 du RER B et des MI2N du RER A (ceux du RER E étant voués à disparaître avec les RERng).

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Gif sur Yvette - 13 octobre 2021 - La rénovation des MI84 du RER B s'enlise, et ces rames sont toujours quasiment dans leur état d'origine, hormis la disposition des banquettes modifiée pour dégager les plateformes. © transportparis

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16 décembre 2021

Saint Michel Notre Dame va changer d'allure

La première tranche de travaux de modernisation de la gare Saint Michel Notre Dame du RER C va débuter en 2022 et prévoit d'abord des chantiers la nuit au premier semestre 2022 et 4 mois de fermeture complète entre le 23 août et la fin d'année. Accueillant 51 000 voyageurs par jour, elle souffre de nombreux défauts dont certains ne peuvent être éliminés sauf à modifier radicalement le tracé de la ligne dans Paris. Ainsi, l'objectif est d'abord de faire entrer la lumière naturelle dans cette gare en profitant des arcades ajourées côté Seine, tout en concevant un dispositif de protection de l'infrastructure contre les crues de la Seine. Ce dispositif permettra aussi d'améliorer l'aération de la gare. Il s'agit aussi de donner une allure plus moderne à une décoration vieillotte qui remonte à la création du RER C et de favoriser autant que possible la circulation des voyageurs dans cet espace exigu, coincé entre les berges de Seine et les tréfonds des immeubles.

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Paris - Station Saint Michel Notre Dame - 13 décembre 2021 - Quais en courbe, pas très large, cheminement des correspondance étriqué, ambiance lumineuse datée et surtout une configuration cachant la structure originelle de la gare et ses ouvertures latérales sur les berges. Une conception datée. © transportparis

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Illustrations de la métamorphose de la gare : des couleurs plus claires, des espaces plus fluides et un éclairage un peu plus naturel. De quoi rendre le lieu plus accueillant. Pour les quais, difficile de se prononcer mais on espère quand même un rehaussement à 550 mm pour réduire la lacune verticale. (images de synthèse AREP)

En revanche, il sera évidemment difficile de pousser les murs. Quant aux quais, l'une des attentes les plus manifestes des voyageurs, leur rehaussement est passablement complexe car la hauteur sous plafond limite sévèrement le champ des possibles... et la hauteur des quais sur le RER C reste un des sujets sensibles en Ile de France compte tenu des multiples contraires entre des Z2N avec des accès à au moins 920 mm et la très grande majorité des gares de la ligne avec des quais à 550 mm...

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30 novembre 2021

Brétigny : troisième tentative

La concertation ouverte le 15 novembre dernier jusqu'au 18 janvier 2022 porte sur un troisième projet de reconfiguration de la bifurcation de Brétigny, après l'abandon des deux précédents pour des raisons de coût mais aussi d'acceptabilité urbaine des aménagements alors proposés.

Le premier, en 2013, année tragique pour ce site, portait sur la création d'un saut-de-mouton côté Paris, depuis la voie 1bis (celle utilisée par les RER C desservant les gares du val d'Orge) vers le flanc ouest de la gare où sont réceptionnés les missions terminus Brétigny, le dédoublement de la voie 1 vers Tours, la suppression du passage à niveau n°23 (situé sur la voie 1 Tours à l'amorce du passage sur les voies vers Orléans), l'élargissement de 2 ponts-rails, la création de nouvelles zones de garage pour le RER C et la fusion des 5 postes d'aiguillage gérant le site. Recalé. Le second projet, en 2018, ne gardait que le saut-de-mouton, la fusion des postes mais ajoutait un nouveau quai et préfigurait un nouveau centre de maintenance du matériel. Recalé aussi.

Le nouveau projet, évalué à 383 M€ mais dont la répartition du financement reste à définir, conserve la suppression du PN23 et la fusion des postes, ainsi que la préfiguration du centre de maintenance et une sévère rationalisation des installations de service. Les nouvelles orientations (voir le nouveau schéma des installations : en orange, les voies déposées, en rouge, les nouvelles voies)  prévoient :

  • la dissociation des flux Châteaudun - Paris et du RER C en assurant l'insertion des trains régionaux sur la voie 2 Orléans - Paris en amont des quais, de sorte à rendre plus vite la voie disponible pour des missions RER venant de Dourdan ou origine Brétigny ;
  • la création d'un nouvel itinéraire depuis la voie 1 Paris - Orléans pour rejoindre la voie 1 vers Châteaudun ;
  • s'il n'y a plus de saut-de-mouton côté Paris, la traversée oblique, malheureusement bien connue, sera supprimée.

Sur le plan fonctionnel, le besoin reste centré sur l'envoi d'une troisième mission par quart d'heure vers Brétigny pour renforcer la desserte des gares du Val d'Orge, entre Juvisy et Brétigny.

Après la concertation préalable, l'enquête publique est envisagée en 2023 en vue de travaux débutant par la suppression du PN23 en 2025-2026 et les travaux de voie et du poste de signalisation entre 2026 et 2030. Autant dire qu'il faudra être encore patient...

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27 octobre 2021

RERng : un retard à forts enjeux

Après l'annonce de l'actualisation du coût du projet EOLE à 5,4 MM€, il y avait déjà de quoi fâcher une présidente de Région. Si on ajoute le retard de 2 ans annoncé sur la mise en service des RERng destinés au RER D et au RER E, il y a de quoi donner un nouveau coup de semonce : ce fut fait avec, d'après Les Echos, un courrier adressé à la fois à Alstom et à SNCF Voyageurs.

L'affaire n'est effectivement pas mince car ce nouveau matériel roulant est la nouvelle pierre angulaire du renouvellement du parc francilien :

  • pour le RER E, le retrait des MI2N, la mutation des Francilien pour couvrir les besoins liées aux futures électrifications de Gretz - Provins et Trilport - La Ferté-Milon en complément de la commande supplémentaire effectuée en 2019 ;
  • pour le RER D, le retrait des Z2N série 20500, destinées à remplacer la première génération d'automotrices à 2 niveaux circulant sur le RER C (séries 5600 et 8800).

Mais il faut aussi souligner que ce retard, révélé 2 mois avant la mise en service théorique des premières rames sur le RER D, pourrait aussi mettre en cause la mise en service de la première étape de prolongement du RER E, jusqu'à Nanterre La Folie : l'actuel parc MI2N + Francilien permet d'assurer l'actuelle desserte jusqu'à Haussmann Saint Lazare, et un prolongement à parc constant imposerait un plan de transport réduit.

Manifestement, la production du matériel roulant n'est pas en cause : encore heureux, car la candidature de CAF avait été écartée en prétextant que l'entreprise n'avait pas la capacité suffisante pour répondre aux objectifs du marché. Il semble que les difficultés résident dans l'intégration des différents systèmes de signalisation, notamment NExTEO, et surtout dans la gestion de la succession des différents systèmes (du KVB à l'est, NExTEO dans le tronçon central et du KVB-P à l'ouest concernant le RER E).

Ile de France Mobilités attend donc assurément de pied ferme Alstom et la SNCF pour savoir quand les rames seront livrées et surtout dans quelles conditions. Dans la période actuelle, il va être difficile d'éviter un excès de politisation du dossier.

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19 août 2021

RER C : quelle desserte en 2024 ?

Avec la mise en service du tram-train T12 entre Massy-Palaiseau et Evry, le RER C va perdre une de ses branches. Tant mieux... La SNCF et Ile de France Mobilités planchent sur le nouveau schéma de desserte. La proposition de l'exploitant essaie de composer entre les différentes demandes, de l'autorité organisatrice, mais aussi des associations d'usagers et des élus locaux.

Le schéma esquissé et proposé à la discussion, prévoit 5 missions pour la banlieue Austerlitz, soit 20 trains par heure :

  • Pont de Rungis / Massy-Palaiseau : desserte omnibus depuis Paris, sans changement par rapport à la situation actuelle, et toujours dans l'attente de la réalisation des travaux d'amélioration du raccordement entre la Grande Ceinture et la LGV Atlantique pour prolonger la moitié de la desserte de Pont de Rungis à Massy-Palaiseau ;
  • l'ancienne mission circulaire Versailles Rive Gauche - Versailles Chantiers serait limitée à Juvisy, sans arrêt de Paris à Choisy le Roi et omnibus entre Choisy et Juvisy ;
  • les missions Dourdan et Etampes ne desservant que Juvisy entre Paris et Brétigny ;
  • une mission Brétigny desservant toutes les gares de Paris à Choisy et de Juvisy à Brétigny.

En complément, une 6ème mission serait proposée en pointe entre Paris Austerlitz (surface) et Brétigny, sans arrêt de Paris à Juvisy.

Ainsi, les gares situées entre Paris et Choisy le Roi d'une part puis de Juvisy à Brétigny d'autre part auraient bien 2 arrêts par quart d'heure. La section Choisy - Juvisy resterait à un train par quart d'heure.

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Sainte Geneviève des Bois - 13 juin 2021 - La SNCF verse dans ses propositions une possible mission directe pour le val d'Orge, sans arrêt de Juvisy à Bibliothèque François Mitterrand, mais avec une origine isolée en gare d'Austerlitz, en surface. © transportparis

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Vitry sur Seine - 14 février 2021 - La petite couronne sera aussi concernée par l'attrait de l'accès à la ligne 15 du Grand Paris Express. Autre chantier sur le RER C, la rénovation des gares pour en améliorer le confort et l'aspect. Quant aux Z2N, elles changent à nouveau de livrée : c'est un kaléïdoscope... © transportparis

L'un des enjeux de cette refonte est aussi d'améliorer la desserte des Ardoines, où s'effectuera la correspondance avec la ligne 15 du Grand Paris Express. En heure de pointe, 12 trains par heure la desserviront, mais les voyageurs des gares entre Choisy et Juvisy devront toujours effectuer une correspondance de plus pour y accéder, alors que ceux du val d'Orge auront un accès direct.

L'ouest et le nord du RER C ne connaîtront à cette échéance pas de modifications de desserte. En revanche, toujours au sud, il faudra créer une navette Versailles Chantiers - Massy-Palaiseau en attendant un jour le prolongement de T12. Le RER C aura alors été nettement simplifié. Mais il va encore falloir attendre !

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13 décembre 2020

La concurrence d’abord par les trams-trains

Ce n’est pas une surprise et c’est probablement une sage décision. Le calendrier d’ouverture à la concurrence des différents lots de services ferroviaires gérés par Ile de France Mobilités commencera par les trams-trains.

Rappelons en préambule - une fois de plus - que le schéma est celui d'une délégation de service public, dans le sillage des principes mis en oeuvre en France sur la très grande majorité des réseaux urbains, mais aussi en Europe sur nombre de dessertes ferroviaires en contrat avec une puissance publique. L'unicité tarifaire n'est pas remise en question, ce sujet n'étant pas de la prérogative des opérateurs mais bien de l'autorité organisatrice, tout comme le niveau de service.

Dès l’année prochaine sera lancée la procédure pour 3 lignes formant un ensemble « à peu près commun » : T4, T11 et Esbly-Crécy, toutes trois dépendantes de l’atelier de Noisy le Sec. Néanmoins, le matériel est un peu différent puisque les rames de T11 ont des roues de type ferroviaire classique alors que T4 nécessite des roues de profil mixte urbain-ferroviaire. Même avec la commande des Dualis destinés à remplacer – un peu rapidement – les Avanto, cette nuance restera de mise. Sans le dire, Ile de France Mobilités espère qu’un opérateur unique dédié à ces 3 lignes arrivera à les gérer plus finement et avec une meilleure qualité de service, car la situation n’est pas brillante : les incidents d’exploitation sont trop fréquents et les voyageurs commencent à être sérieusement lassés d’en subir les conséquences.

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Livry-Gargan - Boulevard de la République - 2 février 2020 - Le raccordement entre la section ferroviaire et la section urbaine à hauteur de la gare de Gargan est un point sensible de la ligne T4, qui a nécessité d'importantes reprises de la ligne existante et suppose un respect du site propre urbain : ce n'est manifestement pas toujours le cas, ce qui perturbe encore un peu plus une exploitation bousculée par des incidents techniques récurrents. IDFM attend une gestion plus fine de la ligne T4. © transportparis

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Asnières - 14 juin 2020 - La nouvelle livrée IDFM efface presque entièrement toute référence à l'identité visuelle des opérateurs : sur les Z50000, il ne reste que le logo de la SNCF. Les dessertes des groupes II, III, IV et VI seront les premières lignes ferroviaires classiques mises en appel d'offre. © transportparis

En 2022, la compétition sera ouverte pour 2 autres lignes de tram-train, formant chacune un lot indépendant : T12 et T13 avec prise d’effet en décembre 2024, ce qui laisse supposer une exploitation transitoire assurée par Transilien à la mise en service qui devrait intervenir en plein dans la période d’élaboration des offres. Si le choix de lignes est logique, le calendrier de la procédure vient télescoper celui du projet… à moins qu’il ne faille s’attendre à de nouveaux retards ? Qui plus est, sur T12, les candidats devront composer avec une situation transitoire avant l’extension de la ligne à Versailles, tandis que sur T13, l’opérateur devra gérer une section du réseau ferré national prisonnière au milieu de maillons urbains.

Ensuite, Ile de France Mobilités envisage le calendrier suivant pour les lignes ferroviaires :

17 février 2020

La desserte de l'aéroport d'Orly

L'aéroport d'Orly a un peu plus de chance : l'arrivée du métro - la ligne 14 - y suscite moins de polémiques qu'à Roissy, avec la ligne 17 et CDG Express. Pourtant, la création de la ligne 18 vers Saint Quentin en Yvelines reste toujours aussi décriée pour son surdimensionnement, même avec le développement du plateau de Saclay.

Cependant, Orly souffre encore aujourd'hui de ne pas disposer de liaison directe rapide vers le centre de Paris, autrement que par autobus. Le RER C le tangente par le nord, imposant une correspondance par autobus qui n'est pas vraiment flatteuse, s'ajoutant à la réputation de lenteur de cette ligne. Orlyval devait apporter une réponse, mais elle a tourné au fiasco financier et rabat les voyageurs vers un RER B de plus en plus en proie à la saturation. Autant dire que la ligne 14 est attendue avec impatience... mais il va falloir être patient et prudent, car cette ligne, qui devient l'aspirine de tous les maux des transports franciliens, voit tout juste les tunneliers entrer en action. Autant dire qu'une mise en service mi-2024, pour les Jeux Olympiques, est un objectif très ambitieux...

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Aéroport d'Orly - 7 février 2020 - Deux vues d'Orlyval au sein de la zone aéroportuaire, vu depuis l'intérieur d'une rame et depuis la passerelle (vitrée, pardon pour le reflet) de sortie de la station du terminal 4. Une naissance difficile et un avenir incertain pour le premier métro automatique d'Ile de France... © transportparis

L'arrivée de la ligne 14 à Orly pose immédiatement la question du devenir d'Orlyval, et plus globalement de l'évolution de la desserte de cette vaste zone d'emplois du sud francilien, avec une dimension supplémentaire par une desserte nationale avec les liaisons Intersecteurs : transportparis les aborde dans son nouveau dossier.

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