22 novembre 2017

Voies sur berges : pas mieux ?

Le dossier de la fermeture des voies sur berge connait un nouveau développement avec les résultats de l'étude menée à l'initiative de la Région, qui ne se satisfait pas des chiffres annoncés par la mairie de Paris. Ont été associés : Airparif, Bruitparif, Ile de France Mobilités, France Nature Environnement, l'Observatoire Régional de la Santé et l'Institut d'Aménagement Urbain de la Région Ile de France.

Conclusions a priori sans appel :

  • les temps de parcours ont augmenté de 54% sur les quais hauts, mais aussi sur plusieurs axes de report comme le boulevard Saint Germain (+28%), l'A86 sud (+47%) et l'A86 Est (+21 %), mais aussi les grands boulevards, la rue de la Convention, le périphérique, prouvant que les reports de circulation sont allés bien au-delà du périmètre parisien ;
  • pas d'évaporation du trafic constatée à l'échelle de la ville de Paris (peut-être faut-il être un peu plus patient ?)
  • le trafic enregistré sur les quais hauts a progressé de 67% en pointe du matin et de 30% en pointe du soir, atteignant leur niveau de saturation absolu ;
  • les temps de parcours sur les quais hauts ont augmenté de 65% ;
  • le niveau de bruit sur les quais hauts a progressé de 4 dB, soit un doublement pour les périodes nocturnes ;
  • l'impact sur les seuils de pollution, déduction faite des écarts de conditions météorologiques entre les deux périodes observées, tend à confirmer un simple déplacement des émissions polluantes avec une baisse sur les quais bas (pour cause) mais une augmentation de 2 à 5 % sur les autres axes ;
  • les temps de parcours des autobus sur les quais hauts ont augmenté en moyenne de 3 min 30, mais de 6 minutes sur la ligne 72 (Hôtel de Ville - Parc de Saint Cloud) parmi les plus impactées ;
  • le report modal vers les autobus est insignifiant, d'autant que l'augmentation du temps de transport dilate les intervalles, réduisant la capacité horaire des lignes

Bilan qui confirme que, si justifiée puisse être une mesure, elle doit être accompagnée d'outils de compensation, et que réduire la place accordée à la voiture en ville doit trouver d'autres modalités que par une contrainte physique au risque d'entrainer des effets environnementaux contradictoires.

En revanche, apparait un débat sur la notion d'évaporation du trafic, dont l'évaluation reste insuffisamment fiable et aléatoire dans son interprétation. On peut effectivement concéder que la pression exercée peut entrainer une réduction à la base du trafic, mais la question à traiter est celle du délai et de l'impact de la "phase transitoire".

Bref, pour transporturbain, il vaudrait mieux agir sur la fluidité du trafic pour diminuer la pollution et les nuisances, en recourant à une régulation fondée notamment sur la capacité de stationnement. La difficulté à stationner au point d'arrivée constitue un critère de choix modal non négligeable. Et on ne manquera pas de rappeler qu'on ne peut faire abstraction d'un réexamen individuel des pratiques au regard des distances moyennes parcourues. Quand on sait que la voiture reste encore le mode dominant pour des trajets de moins de 3 km, on est en droit de douter de la rationalité du choix modal, notamment à Paris et en petite couronne. Et on pourra aussi s'interroger sur le report modal de la voiture vers les 2-roues motorisés du point de vue des émissions de gaz polluants et du niveau sonore, dont on sait que les moteurs ne sont pas des plus vertueux.

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13 septembre 2017

JO 2024 : c'est pour Paris

C'est fait : Paris organisera les Jeux Olympiques de 2024, 100 ans après la dernière olympiade dans la capitale. Les Invalides, le Champ de Mars, le Trocadéro, la Seine, le Parc des Princes, le Grand Palais, le Stade de France, le château de Versailles : autant de lieux prestigieux que la candidature parisienne a mis en avant pour effacer l'échec de 2012. Le Village Olympique sera construit à Saint Denis et aura vocation - du moins c'est ce qu'on dit toujours - à devenir un nouveau quartier d'habitat pérenne.

Autre élément mis en avant, les projets de transports en commun, à commencer par le Grand Paris Express qui se retrouve légitimé par ces olympiades, mais aussi EOLE, quoique le financement et le plan de transport ne soient toujours pas stabilisés alors que les travaux sont en cours.

Les JO constituent donc un puissant coup d'accélérateur, contraignant ces projets à réussir en temps et en heures : sauront-ils relever le défi ?

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20 juin 2017

Le Navigo passe à 75,20 €

Nouvelle augmentation du pass Navigo qui passe le 1er août prochain à 75,20 € pour le tarif "toutes zones", soit une hausse de 5,20 € en 2 ans. Le principe du tarif unique est maintenu mais son niveau évolue tous les ans, au-delà de l'inflation. L'année dernière, il s'agissait pour la présidente du STIF et de la Région de "sauver" le principe. Cette fois-ci, c'est pour financer le plan de renouvellement du matériel roulant et les programmes d'amélioration de la régularité.

Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre. Dans la majorité régionale, c'est un soutien en insistant sur le fait que la tarification en Ile de France reste - et de très loin - la moins chère des grandes capitales européennes. Dans l'opposition, le discours est évidemment différent : pour les uns, c'est le prélude à un tarif unique à 85 €, valeur qui a souvent été présentée officieusement par le STIF comme le point d'équilibre budgétaire ; pour les autres, la mesure est d'autant plus inexplicable que 176 M€ de crédits d'investissements n'ont pas été consommés en 2016.

Enfin, l'annonce d'une hausse des tarifs, alors que le mercure dépasse les 35 degrés en Ile de France avec une alerte pollution, ne manque pas de piquant...

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06 avril 2017

Voies sur berges : premières analyses sur le bruit et l'air

C'était un bilan attendu car le sujet avait enflammé la vie politique parisienne. La piétonnisation des voies sur berges de rive gauche entre les Tuileries et le bassin de l'Arsenal est devenue une réalité. Airparif et Bruitparif ont donc livré leurs premières analyses.

Pour Airparif, si on constate une amélioration de la qualité de l'air sur les berges de Seine (quelle surprise !), les effets de report de trafic se traduisent par une dégradation de la qualité de l'air de 5 à 10% dans d'autres quartiers sur les itinéraires alternatifs (boulevard St Germain, grands boulevards...). Du fait de l'augmentation des encombrements sur les quais hauts, il en résulte aussi une pollution accrue aux carrefours. La situation est particulièrement critique autour de l'Hôtel de Ville (ce qui ne manque pas de cocasse). Le bilan est cependant jugé très positif par la Ville de Paris qui se contente d'une analyse globale de la qualité de l'air sur l'ensemble de son territoire, mais dont on peu relativiser la cause : il y a peut-être un effet lié à la piétonnisation des voies sur berges, mais aussi du renouvellement des flottes routières par des véhicules aux moteurs plus performants sur le plan environnemental.

Même bilan mitigé pour Bruitparif : c'est évidemment mieux sur les berges (gain de 8 à 10 dB), mais nettement moins bien sur les quais hauts avec une dégradation de 1,5 à 4 dB, mais aussi sur le boulevard St Germain et les grands boulevards. Le sujet du bruit pourrait devenir critique car, en approchant des seuils maximum, la Ville de Paris pourrait être légalement contrainte de financer des solutions palliatives comme des revêtements de chaussée absorbant le bruit (sachant qu'on a encore des pavés sur une partie des quais hauts), des isolations de façade (ce qui ne sera pas simple sur le périmètre haussmannien avec les Bâtiments de France) et des double voire triple vitrages. La Ville de Paris envisage aussi de réduire à 30 km/h la vitesse sur les quais hauts.

La Région, sans attendre ces premiers résultats, a fait évoluer sa position en avançant des alternatives, conservant le principe d'une ouverture aux piétons des berges mais en y maintenant une part limitée de circulation.

Pour autant, le fond du problème reste le même : celui de la domination de la voiture sur les déplacements urbains, y compris sur des faibles distances, et sur les carences en matière d'alternative par transports en commun étant donné la saturation des axes existants.

 

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23 janvier 2017

Pollution : si vous y comprenez quelque chose...

Une nouvelle fois, les seuils de pollution sont dépassés et les mesures d'incitation ne suffisent plus. Entre un anticyclone persistant sur la France, créant une absence de courant d'air, un froid persistant venu du nord-est qui fait tourner les chauffages à plein régime, la région parisienne vit depuis plus de deux mois dans le brouillard et respire à plein poumons des particules. Bon gré mal gré, elle s'était faite à l'idée de la circulation alternée, quoique les infractions étaient nombreuses du fait d'une réticence au changement et, pour certains, à une forme d'inconscience.

Aujourd'hui, les règles changent. Pas de circulation alternée, mais une circulation "différenciée". Seules les voitures munies des pastilles 1, 2 et 3 ont le droit de circuler. Les véhicules sans pastille ou avec le chiffre 4 et 5 doivent rester au garage. Dans les transports en commun, pas de gratuité, ce qui commençait à plomber les comptes du STIF à raison de 4 M€ par jour : un forfait spécial à 3,80 € est instauré.

Et encore, la situation parisienne est "relativement" simple à comprendre. Mais à Lyon, les mesures décidées par la Préfecture brillent par leur complexité : les véhicules sans pastille ou avec le chiffre 5 sont interdites à la circulation... Pour les véhicules classés 1 à 4, seuls ceux munis de plaques impaires (puisque nous sommes le 23 janvier) ont le droit de circuler.

Néanmoins, ce matin, que ce soit dans Paris ou en petite banlieue, toujours autant de véhicules avec une seule personne à bord, toujours autant d'encombrements provoqués pour l'essentiel par des petits trajets qui peuvent se faire autrement qu'en voiture. L'argument "les transports en commun ce n'est pas pratique et c'est toujours en retard" n'est pas dénué de fondements, mais quand on met - constaté ce matin - 10 minutes pour franchir un carrefour, est-ce que l'automobiliste se pose les bonnes questions ?

Et pendant ce temps, les insuffisances respiratoires progressent à grande vitesse. Les jeunes français de 2017 ont en moyenne une capacité respiratoire inférieure de 25% à celle de leurs parents au même âge. Mais qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour préserver le petit confort douillet de sa voiture...

Ah au fait, vous avez entendu parler d'une écologie réaliste dans les débats politiques du moment ?

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11 janvier 2017

Le PV de stationnement plus cher : et alors ?

Désormais, le tarif des amendes pour non-paiement du stationnement n'est plus fixé par l'Etat mais par les collectivités locales. La Ville de Paris a décidé de porter de 17 à 50 € le montant de la contravention, provoquant un déferlement dans les médias de critiques avec les habituels termes de "scandale", "racket fiscal" et autre "atteinte au pouvoir d'achat", si ce n'est pas "atteinte à la liberté de circuler". Au passage, rappelons que la moitié du produit des amendes va au STIF pour alimenter son budget d'investissement, notamment sur les aménagements pour les autobus, les gares et pôles d'échanges.

Le conseil de transportparis : si vous ne voulez pas payer les 50 € d'amende, deux solutions qui, étrangement, ne sont pas évoquées dans les autres médias :

  • si vous êtes contraints de vous déplacer en voiture, payez votre stationnement (il vaut toujours mieux payer "un peu" que risquer de payer "beaucoup") ;
  • sinon, choisissez une autre façon de vous déplacer : étant donné que 50% des déplacements en voiture dans Paris font moins de 3 km, la marche, le vélo et les transports en commun sont quand même plus commodes (et vous ne passerez pas plus de temps à chercher une place qu'à faire le trajet).

Un bon publicitaire dirait : "transportparis, un petit pas pour l'écologie, un grand pas pour le pouvoir d'achat" !

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05 janvier 2017

Autolib' : qui épongera les pertes ?

Le service de location de voitures électriques Autolib' est exploité en délégation de service public par le groupe Bolloré. Lancé en 2011, le contrat actuel prendra fin en 2023. L'équilibre économique devait être atteint au bout de 7 ans, avec au moins 80 000 abonnés utilisant le service durant une heure à raison de deux locations par semaine. Aujourd'hui, Autolib' se targue de 131 000 abonnés, mais le bilan financier est nettement moins flatteur. Le délégataire met en avant la poursuite du développement du service dans 97 villes d'Ile de France, mais la trajectoire à horizon 2023 prévoit un déficit de 179 M€. Or, le contrat passé avec ces 97 villes plafonne le montant du déficit à charge du délégataire à 60 M€, le reste étant pris en charge par les collectivités. C'est ce que révèlent depuis quelques jours successivement Libération, Le Canard enchaîné et Le Figaro  ainsi que le site L'interconnexion n'est plus assurée.

En réalité, si le nombre d'abonnés est très important, le taux et la durée d'utilisation restent en-deça des prévisions du modèle économique initial. L'année 2016 a même été marquée par une tendance continue à la baisse de l'utilisation du service par les abonnés, de l'ordre de 30% entre janvier et novembre 2016.

 

Autre difficulté pour Autolib', la concurrence d'autres services, comme Uber et les services de VTC, formes modernes pour se faire transporter sans conduire, dans des véhicules classiques et généralement à la propreté supérieure. Et puis le nombre d'abonnés a augmenté plus vite que le nombre de véhicules : essayez de trouver une Autolib' le dimanche soir autour d'une gare parisienne...

En outre, les coûts d'entretien sont élevés car certains utilisateurs et automobilistes sont peu respectueux : les ateliers de réparation sont parfois encombrés et les accidents pas toujours déclarés par leurs responsables. Aussi, les communes partenaires ont décidé d'augmenter les tarifs du service. Le groupe Bolloré propose quant à lui de réduire la voilure en fermant les stations les moins utilisés, et d'augmenter les recettes en recouvrant les voitures de publicités. Et a minima, de quoi motiver un sérieux coup de frein dans le développement du service...

Et puis l'essor d'Autolib', de l'aveu même d'un élu parisien dès 2013, ne réduit pas le nombre de voitures en circulation en région parisienne : seuls 40% des abonnés possèdent une voiture, et le service s'avère plutôt dans les faits une alternative aux transports en commun.

Ce n'est pas le seul sujet "Bolloré" concernant la mobilité en Ile de France : le déploiement des Bluebus électriques sur la ligne 341 se fait toujours attendre puisque seuls 11 véhicules sur 23 ont été réceptionnés, ce qui conduit la RATP à maintenir le parc d'autobus Diesel Lion's City sur la ligne, d'autant que le Bluebus n'a semble-t-il pas encore fait ses preuves puisque sa présence en ligne reste rare. Son entrée dans le monde du transport urbain ne se fait donc pas sans difficultés...

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03 janvier 2017

Voies de 60 dans Paris, suite

Notre précédent article sur ces vestiges de voies Decauville sous les arcades de la place des Vosges a donné lieu à une discussion intéressante sur d'autres réseaux de ce type. L'un de nos lecteurs - merci à lui - nous a transmis pendant les fêtes de fin d'année ces quelques photos très intéressantes. Nous n'avons pas retrouvé l'origine de ces voies, mais compte tenu de leur localisation, l'hypothèse d'une activité industrielle peut être avancée. Il est aussi mentionné que certaines cours d'immeubles avaient été équipées de rails Decauville à écartement de 60 cm pour faciliter l'acheminement des poubelles vers la rue.

Si vous en savez plus, n'hésitez pas à commenter cet article. Si vous avez d'autres photos de voies Decauville, vous pouvez nous les faire parvenir à l'adresse suivante : ortf.ferroviaire@yahoo.fr.

10 rue Martel aiguillage 3

Paris 10ème arrondissement - 10 rue Martel - Des voies en excellent état, aux gorges non encore comblées, un pavage entretenu et même un aiguillage. © P. Le Mault

14 rue Martel 3

Paris 10ème arrondissement - 14 rue Martel - Deux portes plus loin, un autre vestige ferroviaire : point d'appareil de voie et des gorges goudronnées. Deux voies dans la même rue dans le quartier du Sentier : il est probable que des ateliers de confection en soit à l'origine. © P. Le Mault

square trousseau 1

Paris 12ème arrondissement - 30 rue Charles Beaudelaire - Une voie en bon état sous ce porche débouchant sur le square Armand Trousseau. © P. Le Mault

 

rue st georges 2

Paris 9ème arrondissement - Rue Saint Georges - Le béton de la cour n'a pas totalement fait disparaître ce vestige industriel : probablement encore un petit atelier dans cette cour. © P. Le Mault

 

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21 décembre 2016

Des rails place des Vosges

voies-place-des-vosges

Paris - Place des Vosges - 27 novembre 2016 - Tiens, des rails ! © transportparis

Non, non, il ne s'agit pas des prémices d'une nouvelle ligne de tramway au coeur de Paris, mais des vestiges d'une courte voie ferrée Decauville à écartement de 60 cm sous les arcades de la place des Voges à Paris. Mais ces rails ont un lien avec une activité ferroviaire !

C'est dans la cour de l'hôtel de Rotrou que fut construite en 1914 la cuisine centrale de la Compagnie Internationale des Wagons-Lits, chargée de la préparation des denrées servant à alimenter la cuisine des wagons-restaurants associés aux trains les plus nobles du réseau ferroviaire français. On y confectionnait aussi les sandwiches délivrés sur les quais de gare et dans les voitures. Le contenu des wagonnets était ensuite chargé à bord de camionnettes à destination des gares tête de ligne.

Les wagons-restaurants ont disparu des trains français - ne reste que le bar TGV qui est tout de même assez frugal ! - mais les rails de la cuisine de la CIWL, eux, sont restés, et compte tenu du classement de la place aux Monuments Historiques, il y a fort à parier qu'ils y resteront !

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07 décembre 2016

Circulation alternée à Paris... mais pas seulement

7 décembre : deuxième jour consécutif d'application de la circulation alternée dans 23 communes de petite couronne dont évidemment Paris. Ce n'est que le cinquième jour de mise en oeuvre de cette mesure en 20 ans. Bien évidemment, elle n'est pas la solution miracle par rapport aux problèmes de santé publique posée par l'absence de maîtrise des flux automobiles. Mais elle est pour le grand public un symbole : quand on en arrive à déclencher la circulation alternée, c'est qu'il y a vraiment un problème de qualité de l'air, parce que les tractations n'en finissent pas entre les différentes parties censées arbitrer sur la pertinence de cette mesure.

Encore une fois, on pourra être frappé par les délais de réaction, alors que les conditions météorologiques constituent des éléments prévisibles. En hiver, un anticyclone centré sur la France, un ciel dégagé et une absence de vent constituent des facteurs propices à ces épisodes de pollution prononcée. Mais il aura fallu attendre une semaine pour que la mesure soit mise en oeuvre.

Pendant ce temps, combien d'irritations des yeux, de la gorge, de toux, de souffle court, de crises d'asthme ? Dans la façon de présenter la situation, certains journalistes mettent en cause le fait qu'il fasse beau  même si la pollution peut proliférer quand le ciel est bouché par une chappe de nuages bas. Mais il faut tout pardonner à la voiture...

La mesure ne se limite plus seulement à Paris puisque la circulation alternée a également été annoncée pour vendredi à Lyon. La gratuité des transports en commun devrait être mise en oeuvre mais ils sont en grève depuis plusieurs jours...

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