22 avril 2021

Et on reparle des toilettes...

Comme à chaque campagne électorale pour les élections régionales, les toilettes dans les trains reviennent au menu des débats. Le renouvellement du matériel roulant engagé depuis plus de 10 ans sur les lignes ferroviaires a, rappelons-le, fait le choix de ne plus aménager de toilettes dans les rames. Si la fréquence des dégradations est régulièrement évoquée, il faut aussi rappeler que ces espaces clos sont aussi malheureusement utilisés pour d'autres usages que leur destination première : leur disponibilité et leur propreté est difficile à garantir. Sur le plan technique, l'exploitation à zone dense n'est pas nécessairement compatible avec la gestion de toilettes embarquées : compte tenu du nombre de voyageurs, la probabilité d'avoir soit une pénurie d'eau à bord soit de saturer la capacité de stockage pour certains équipements modernes est d'autant plus forte que le niveau de desserte ne permet que rarement d'intégrer un passage au dépôt pour traiter ces équipements embarqués : cela se traduirait par une indisponibilité sur pluseurs heures, impliquant donc en théorie un nombre de rames accrues pour accomplir le même service (donc une augmentation du coût à la charge de la collectivité).

Il faut aussi rappeler que les toilettes occupent de la place à bord des trains. Imaginons un Francilien avec toilettes : l'occupation d'un équipement adapté aux personnes à mobilité réduite (et en particulier en fauteuil roulant) représente environ 15 places assises et une dizaine de places debout. Pour une toilette de format standard, comptez 6 à 8 places assises perdues. Pour une rame à 2 niveaux, c'est encore un peu plus complexe car cet équipement doit être de plain-pied depuis les plateformes d'accès et l'espace aménagé pour les fauteuils roulants. C'est un peu plus facile pour le Régio2N (qui a été originellement conçu avec toilettes). Pour le RERng, ce serait plus complexe même si la configuration avec des voitures d'extrémité à un seul niveau est un facteur facilitant. En revanche, dans un MI09, ce sera mission impossible sur les plateformes d'extrémité, sauf à imaginer enlever des portes au train !

Il n'en demeure pas moins que ces équipements posent un problème majeur de disponibilité et peuvent générer d'autres problèmes difficilement solubles autrement que par un respect individuel (voeu malheureusement pieu à ce jour)...  et qu'il y a déjà beaucoup de protestations à chaque évolution capacitaire des matériels roulants.

Par conséquent, l'équipement des gares reste une solution pragmatique.

Posté par Redaction TRUP à 11:52 - - Commentaires [31] - Permalien [#]
Tags :


04 mars 2021

Les Franciliens changent de couleur

Les premières Z50000 ont déjà franchi le cap des 11 ans de service, puisqu'elles ont été mises en service en décembre 2009. Depuis plusieurs mois, on peut apercevoir des rames ayant troqué leur livrée d'origine, avec la frise STIF et le carmillon de la SNCF, au profit de la livrée Ile de France Mobilités grise à bandes bleues. A fin février 2021, 39 rames des lignes H et K ont déjà changé de livrée, soit environ la moitié du parc initialement livré. Les pelliculages semblaient pourtant encore en bon état, faisant preuve d'une bonne résistance dans le temps. Il s'agit donc principalement d'afficher la nouvelle identité de l'autorité organisatrice de façon plus forte encore à l'approche du lancement des appels d'offres pour l'exploitation des lignes.

D'autres évolutions sont aussi intervenues sur l'information dynamique des voyageurs : d'ailleurs, certaines rames commencent même à afficher les correspondances ferroviaires en temps réel. Quant aux livraisons en cours, on a vu apparaître des prises USB pour la recharge des téléphones à bord du train.

A fin février 2021, 299 rames avaient été réceptionnées sur les 360 unités commandées.

260221_049epinay-villetaneuse3

Epinay-Villetaneuse - 26 février 2021 - La rame 049H a changé de livrée : il s'agit d'un nouveau pelliculage remplaçant celui d'origine. Après une décennie de service, ces automotrices se sont assez rapidement imposées comme une référence en matière de fiabilité, contribuant à améliorer la régularit des axes sur lesquels elles circulent. © transportparis

121209_008luzarches1

Luzarches - 12 décembre 2009 - Souvenir du premier jour du service commercial. Notez aussi l'évolution des phares en supprimant les blocs halogènes pour ne conserver que le bloc à diodes, devenu bicolore. © transportparis

Posté par ortferroviaire à 19:17 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags : , ,

02 février 2021

La fin des locomotives en Ile de France

L'arrivée des Régio2N sur le réseau Montparnasse marque une étape de plus, et probablement la dernière, dans l'élimination des rames tractées réversibles dans le parc de Transilien. Combinées aux commandes en cours de production de Franciliens pour le réseau Saint Lazare, les VB2N vont donc quitter la scène ferroviaire en Ile de France et avec elles, les dernières locomotives : les 67 BB27300 et 13 des 14 BB7600 issues de la transformation de BB7200 pour les compléter.

101020_27311+002rambouillet1

Rambouillet - 10 octobre 2020 - Les Régio2N sont apparus sur le réseau Montparnasse d'abord sur les TER Centre. La version francilienne fait ses débuts... le début de la fin pour les BB27300. © transportparis

110215_7605rambouillet

Rambouillet - 11 février 2015 - Arrivée de la BB7605 au terminus de Rambouillet en tête de 7 voitures VB2N : des prestations omnibus pour lesquelles elles ne sont pas vraiment à l'aise. © transportparis

090707_27323psl2

Paris Saint Lazare - 9 juillet 2007 - La BB2723 était alors toute pimpante, car elle avait été mise en service quelques mois plus tôt. Les VB2N franciliennes venaient de sortir de rénovation. On aperçoit à deoite une VO2N en livrée d'origine, qui disposait encore de sièges en skaï fleurant bon les années 1970. © transportparis

Dans son nouveau dossier, transportrail vous propose de revenir sur l'origine de ces deux séries et dresse un bilan de leurs prestations. Quant à leur avenir, s'il est évident que les BB7600 iront à la réforme, le sort des BB27300 reste des plus incertains.

Posté par ortferroviaire à 20:21 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

07 janvier 2021

Débuts du Régio2N sur Paris Montparnasse

Autre nouveauté de cette fin d'année, le début du renouvellement du matériel sur le réseau Montparnasse avec l'introduction des 2 premiers Régio2N sur les missions d'heure de pointe entre Paris et Sèvres en remplacement de Z2N série 8800. C'est l'application du schéma directeur du matériel roulant adopté en 2009.

Parallèlement, sur l'ensemble de la ligne N, des travaux ont été conduits pour adapter l'infrastructure, et notamment sur les quais, pour éliminer les rehaussements partiels à 760 mm réalisés il y a quelques années pour des raisons toujours aussi obscures : ces aménagements étaient d'une inutilité totale puisqu'ils ne permettaient pas un accès de plain-pied aux VB2N et Z2N (il restait encore une marche au droit de ces parties rehaussées). Bref, « faire et défaire, c’est toujours travailler ». L'autre volet important, c'est l'adaptation de l'atelier de Montrouge, qui était encore configuré pour partie pour la gestion de rames tractéees réversibles. Les automotrices étaient déjà présentes sur le volet TER, il le sera désormais pour le volet Transilien.

231120_suppression-rehausse-quai-chaville-RG

Chaville Rive Gauche - 23 novembre 2020 - Faire et défaire, c'est toujours du chemin de fer : on avait bien dit que ces rehaussements partiels à 760 mm ne serviraient à rien avec les VB2N et seraient contradictoires avec l'arrivée de Régio2N à plancher bas. Résultat, il a fallu reprendre une fois de plus les quais... © transportparis

Comme la ligne R, la ligne N va donc bénéficier de ce nouveau matériel, commandé à 73 exemplaires, procurant un accès de plain-pied dans toutes les gares. A noter que l'interface avec le RER E à Epône-Mézières sera géré avec des quais à 760 mm : il restera donc une marche montante pour accéder aux RERng et il y aura une marche descendante pour entrer dans les Régio2N.

Pour l'instant, les quelques rames circulent en pointe sur les omnibus Paris - Sèvres, assurant la moitié de l'offre.

13 décembre 2020

La concurrence d’abord par les trams-trains

Ce n’est pas une surprise et c’est probablement une sage décision. Le calendrier d’ouverture à la concurrence des différents lots de services ferroviaires gérés par Ile de France Mobilités commencera par les trams-trains.

Rappelons en préambule - une fois de plus - que le schéma est celui d'une délégation de service public, dans le sillage des principes mis en oeuvre en France sur la très grande majorité des réseaux urbains, mais aussi en Europe sur nombre de dessertes ferroviaires en contrat avec une puissance publique. L'unicité tarifaire n'est pas remise en question, ce sujet n'étant pas de la prérogative des opérateurs mais bien de l'autorité organisatrice, tout comme le niveau de service.

Dès l’année prochaine sera lancée la procédure pour 3 lignes formant un ensemble « à peu près commun » : T4, T11 et Esbly-Crécy, toutes trois dépendantes de l’atelier de Noisy le Sec. Néanmoins, le matériel est un peu différent puisque les rames de T11 ont des roues de type ferroviaire classique alors que T4 nécessite des roues de profil mixte urbain-ferroviaire. Même avec la commande des Dualis destinés à remplacer – un peu rapidement – les Avanto, cette nuance restera de mise. Sans le dire, Ile de France Mobilités espère qu’un opérateur unique dédié à ces 3 lignes arrivera à les gérer plus finement et avec une meilleure qualité de service, car la situation n’est pas brillante : les incidents d’exploitation sont trop fréquents et les voyageurs commencent à être sérieusement lassés d’en subir les conséquences.

020220_T4livry-republique9

Livry-Gargan - Boulevard de la République - 2 février 2020 - Le raccordement entre la section ferroviaire et la section urbaine à hauteur de la gare de Gargan est un point sensible de la ligne T4, qui a nécessité d'importantes reprises de la ligne existante et suppose un respect du site propre urbain : ce n'est manifestement pas toujours le cas, ce qui perturbe encore un peu plus une exploitation bousculée par des incidents techniques récurrents. IDFM attend une gestion plus fine de la ligne T4. © transportparis

140620_266asnieres

Asnières - 14 juin 2020 - La nouvelle livrée IDFM efface presque entièrement toute référence à l'identité visuelle des opérateurs : sur les Z50000, il ne reste que le logo de la SNCF. Les dessertes des groupes II, III, IV et VI seront les premières lignes ferroviaires classiques mises en appel d'offre. © transportparis

En 2022, la compétition sera ouverte pour 2 autres lignes de tram-train, formant chacune un lot indépendant : T12 et T13 avec prise d’effet en décembre 2024, ce qui laisse supposer une exploitation transitoire assurée par Transilien à la mise en service qui devrait intervenir en plein dans la période d’élaboration des offres. Si le choix de lignes est logique, le calendrier de la procédure vient télescoper celui du projet… à moins qu’il ne faille s’attendre à de nouveaux retards ? Qui plus est, sur T12, les candidats devront composer avec une situation transitoire avant l’extension de la ligne à Versailles, tandis que sur T13, l’opérateur devra gérer une section du réseau ferré national prisonnière au milieu de maillons urbains.

Ensuite, Ile de France Mobilités envisage le calendrier suivant pour les lignes ferroviaires :


10 décembre 2020

CDG Express, ligne 17 : l'horizon se brouille

CDG Express : un jugement aux conséquences lourdes pour le nord parisien

Les espèces protégées font pour l'instant trébucher CDG Express. Après la requête en juin 2019 de la commune de Mitry-Mory, le jugement du Tribunal Administratif de Montreuil a partiellement annulé l'autorisation environnementale et l'arrêté autorisant les travaux de la liaison rapide Paris - Roissy, avec effet suspensif. Les conséquences sont évidemment lourdes, et vont bien au-delà de ce seul projet puisque ce verdict impacte l'ensemble des travaux ferroviaires au nord de Paris.

Le Tribunal a considéré que la « raison impérative d’intérêt public majeur » ne pouvait être retenue pour passer outre la réglementation sur les espèces protégées. En outre, et cela semble plus préoccupant pour les projets de transport, le verdict semble fonder son argumentation sur une analyse du dossier par rapport à la conjoncture actuelle et non - comme c'est en principe le cas - en vérifiant la cohérence du dossier dans la situation de référence. Appliqué à d'autres projets, tous seraient potentiellement retoqués étant donné que le trafic actuel est très inférieur à celui qui est pris comme socle de l'évaluation socio-économique.

Il y aura certainement des suites, compte tenu de la forte sensibilité des projets ferroviaires du nord parisien, car il est essentiel de préserver les travaux prévus, notamment sur le RER B. Il faudra aussi évaluer les conséquences sur le coût du projet.

Triangle de Gonesse et ligne 17 : destins croisés

Les conclusions de la mission confiée au préfet Francis Rol-Tanguy sur le devenir des projets d'aménagement du Triangle de Gonesse, dont la ligne 17 du Grand Paris Express, identifient, d'après Le Parisien,  3 scénarios théoriques :

  • la poursuite du projet initial, qui dispose d'autorisations administratives mais dont la viabilité économique n'est pas avérée ;
  • la reconfiguration du projet qui ne porterait plus que sur 110 des 280 hectares envisagés, et qui pourrait justifier la création de la station de la ligne 17 ;
  • l'abandon complet et le maintien de la vocation agricole du site.

M. Rol-Tanguy esquisse par ailleurs une réorientation du projet de la ligne 17 vers la gare de Villiers le Bel, qui n'est absolument pas compatible avec le tracé défini par la loi et avec les premières travaux en cours de réalisation dans le secteur du Bourget.

Le fait est que la ligne 17 soit assez largement motivée par l'urbanisation du Triangle de Gonesse, qui devait générer 40% de la fréquentation de cette ligne, pose inévitablement la question de la poursuite de ce projet évalué à 2,7 MM€ (conditions économiques de 2012) pour 60 à 80 000 voyageurs par jour.

Desserte de Roissy : on fait quoi ?

Les deux dossiers ne sont certes pas liés mais ils ont assurément 3 points communs :

  • un rôle fort de l'Etat dans leur émergence et leur portage ;
  • la desserte de Roissy et une concurrence entre les 2 projets (territoires desservis, tarification, fréquence) ;
  • le fort clivage parmi la population, les associations et les élus locaux.

Cette situation est aussi la conséquence d'un déficit de vision d'ensemble sur ce territoire, déjà soulevé par transportparis dans le dossier consacré à la desserte de Roissy. L'urgence est donc bien à sécuriser les chantiers ferroviaires essentiels à la desserte du nord parisien, tant pour d'évidentes raisons industrielles (programmation des travaux) que pour limiter dans la mesure du possible une crispation déjà vive sur CDG Express.

Pour autant, étant donné l'avancement des travaux, l'heure des choix sans frais est assurément dépassée.

Posté par ortferroviaire à 12:24 - - Commentaires [51] - Permalien [#]
Tags : , ,

27 novembre 2020

Z6400 : c'est fini

Dans le relatif anonymat de cette période si étrange, les Z6400 sont donc parties sur la pointe des pieds. Les Z50000 étant désormais en nombre suffisant (144 mi-novembre 2020) sur le réseau Saint Lazare, les derniers éléments ont été retirés du service. Avec elles, s'éteignent les dernières automotrices de banlieue en acier inoxydable, et indiscutablement les plus réussies. Composées de 4 caisses dont 2 motrices, leurs performances et leur adhérence était bien meilleure que les séries inox précédentes, Z5100, Z6100, Z6300 et Z5300. Honnêtes besogneuses, elles étaient depuis 25 ans assez peu sollicitées puisque leurs prestations sur les groupes II et III de Saint Lazare ne les faisaient plus dépasser les 90 km/h... alors qu'elles avaient été conçues pour rouler à 120, vitesse qu'elles ont pratiqué à leurs débuts en 1976 sur Paris Nord - Roissy, tandis que certaines sections du groupe II autorisaient jusqu'à 110 km/h...

080508_6463becon

Bécon les Bruyères - 8 mai 2008 - La Z6463/4 dans son jardin : le groupe II, filant vers Paris avec les tours de La Défense en arrière-plan. Un matériel qui aura fait date dans l'histoire - moins connue - du matériel de banlieue. © transportparis

Bonne retraite aux Z6400 !

Posté par ortferroviaire à 21:40 - - Commentaires [32] - Permalien [#]
Tags : , , ,

25 octobre 2020

Une étude pour agrandir la gare Stade de France Saint Denis

Actuellement desservie par le RER D, l'arrivée du Grand Paris Express et le vaste pôle d'échanges de Saint Denis Pleyel a de longue date suscité la demande d'un arrêt des trains de la ligne H du réseau Transilien (Paris Nord - Pontoise / Valmondois / Persan-Beaumont / Luzarches). Or seules les voies du RER D disposent de quais. La question est donc de savoir à quelles conditions techniques, opérationnelles et budgétaires réaliser une telle évolution du plan de voies. Le montant de l'étude préliminaire est assez conséquent... à la hauteur de l'estimation qui en sortira : 616 000 €.

140112_033stade-de-france

Stade de France Saint Denis - 14 janvier 2012 - Pour insérer des quais à cet endroit, cela s'annonce... compliqué et assurément coûteux. Cette étude permettra d'exposer factuellement les conditions de réalisation de cette demande récurrente des élus du Val d'Oise. © transportparis

La configuration du site est complexe puisqu'à hauteur de la gare actuelle, on trouve sur son flanc ouest les voies de la ligne H puis un saut de mouton de reclassement des voies rapides et le technicentre du Landy, qui assure la maintenance des TGV et des TER. Outre la complexité inhérente à l'insertion de quais suffisamment larges (avec près de 2 m de large pour l'ascenseur et 80 cm entre la bordure du quai et le début de la bande d'éveil, il est matériellement difficile de faire un quai de moins de 5 mètres de large, surtout en Ile de France), ce sont surtout les conditions de réalisation des travaux, et l'impact sur l'ensemble des circulations du faisceau Nord, qui vont déterminer la faisabilité d'une telle extension... et son coût.

Posté par ortferroviaire à 10:58 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : , ,

23 octobre 2020

Des arrêts dérogataires sur les TER du bassin parisien

Ile de France Mobilités a conclu des accords avec les Régions Grand Est et Centre Val de Loire pour créer des arrêts dérogataires afin de gérer l'augmentation de la fréquentation dans certaines gares.

Ainsi, au service annuel 2021, le TER quittant Paris Montparnasse à 8h06 pour Chartres aura un nouvel arrêt à Saint Quentin en Yvelines : c'est la première fois qu'un train régional dessert cette gare. La desserte s'effectue en contrepointe pour l'accès à la zone d'emplois de la ville nouvelle (pour parler comme dans les années 1980...). Difficile d'envisager des arrêts dans le sens de la pointe compte tenu de la charge des trains.

270808_432versailles

Versailles Chantiers - 27 août 2008 - La desserte régionale Paris - Chartres est l'une de celles qui intègre le plus d'arrêts en Ile de France, avec notamment les gares de Rambouillet et de Versailles (vue ici avant les travaux de transformation de la gare). Un premier arrêt à Saint Quentin en Yvelines va être créé en contrepointe le matin. © ortferroviaire

Le départ de Paris Bercy de 18h02 pour Nevers desservira Nemours, sachant que cet axe bénéficiera à terme des nouvelles rames Omneo Premium.

Enfin, à l'est, un TER Vallée de la Marne desservira La Ferté sous Jouarre à 8h16 pour atteindre Paris Est à 8h54 pour délester l'offre Transilien Paris - Château-Thierry.

Ces arrêts viennent bousculer à la marge les schémas de desserte : il sera cependant assez difficile de généraliser de telles mesures à l'ensemble des dessertes sans devoir évaluer l'impact sur la capacité du réseau et des trains en fonction de des besoins de la clientèle régionale. Autres contraintes, la configuration des gares avec le traditionnel duo longueur et hauteur des quais.

Ainsi par exemple, l'arrêt aux Mureaux de TER Paris - Vernon un temps envisagé entre Paris et Mantes la Jolie devient impossible du fait du rehaussement des quais à 920 mm dans le cadre du projet EOLE et de la future généralisation des Omneo Premium sur la desserte Paris - Normandie (avec 67 unités commandées).

Posté par ortferroviaire à 10:40 - - Commentaires [54] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

02 avril 2020

Francilien et Régio2N bousculent le parc Transilien

L'année 2019 a été mouvementée dans les technicentres franciliens.

Au chapitre des arrivées, Transilien a réceptionné 28 Z50000 supplémentaires, essentiellement sur le réseau Saint Lazare et 27 Régio2N (qui s'appellent Z57000) sur la ligne R. Il en a résulté la poursuite de la réforme des Z6400 dont restent 25 exemplaires au 1er avril 2020, dont on peut dire qu'elles ne font qu'attendre l'arrivée des dernières Z50000. Du côté Villeneuve Saint Georges, les Z5600 arrivées à partir de 1983 quittent progressivement le réseau puisque 5 éléments ont été garés bon état en 2019 dont 3 réformées. Ce retrait légèrement anticipé par rapport aux prévisions initiales résulte d'un état général de la série et de l'opportunité de s'intégrer dans le marché Régio2N pour disposer de trains capacitaires à coût modéré par l'effet de mutualisation avec les besoins des autres Régions.

160912_6544sartrouville

Sartrouville - 16 septembre 2012 - La Z6543/4 en direction de Paris : elle présentait encore bien sur ce cliché vieux de près de 8 ans, avant une crise de dégradations et de tags difficilement enrayée. Assurément la meilleure série des automotrices en acier inoydable puisque la dernière, avec enfin un bon niveau de performances. © transportparis

070320_5626fontainebleau2

Fontainebleau - 7 mars 2020 - 2 Z5600 à 6 caisses marquent l'arrêt en direction de Paris. Les Régio2N ont largement investi la banlieue Sud-Est. Quoique correctement rénovées, ces automotrices de très grande capacité ont souffert de problèmes d'étanchéités et de résistance des planchers des salles hautes. En revanche, l'aménagement intérieur était plus réussi que sur les Z20500, notamment la distribution des escaliers. © transportparis

Enfin, l'autre nouveauté, ce sont évidemment les 15 trams-trains Dualis arrivés à Noisy le Sec pour couvrir les besoins de l'extension de T4 vers Montfermeil.

Posté par ortferroviaire à 11:23 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,