18 septembre 2013

Prolongement de la ligne 11 : l'enquête publique commence

En partie prévu dès 1929 dans le cadre du programme d'extension en banlieue du Métro, le prolongement de la ligne 11 de la mairie des Lilas à Rosny Bois Perrier est à l'enquête publique jusqu'au 30 octobre prochain. 5,4 km et 6 stations (dont une aérienne) sont prévus pour rejoindre la gare du RER E située à proximité des centres commerciaux Rosny 2 et Domus, en desservant notamment Romainville et l'hôpital intercommunal de Montreuil.

La mise en service de ce prolongement est attendu fin 2019, ce qui apparaît assez optimiste car supposant un démarrage des travaux en fin d'année 2014. Il y a toutefois une certaine urgence, non seulement pour la desserte de l'est parisien, mais aussi parce que les MP59 assurant le service sont à bout de souffle. Approchant à grands pas des 50 ans, ces rames devront rester en service jusqu'à la mise en service du prolongement et du nouvel atelier qui remplacera celui situé en fond de tunnel aux Lilas, et qui ne permet pas la maintenance du matériel moderne pas plus que la réception de trains de 5 voitures prévus à la mise en service de l'extension.

140912_MP59pyrenees3Pyrénées - ligne 11 - 14 septembre 2012 - La ligne 11 avec aujourd'hui ses MP59 en fin de vie, en composition réduite à 4 voitures du fait de la capacité limitée de l'atelier souterrain des Lilas. © transportparis

D'ailleurs, la question de l'automatisation de la ligne reste en suspens, alors qu'elle figurait au chapitre des études liées à l'intégration de la section Rosny Bois Perrier - Noisy Champs du Grand Paris Express à la ligne 11. Avec 12 km d'extension entre Les Lilas et Noisy Champs pour une ligne actuellement de 6,6 km, dont les équipements de signalisation sont à renouveler, l'opération apparaît plus que pertinente. Sera-t-elle pour autant reconnue comme tel ?

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16 septembre 2013

T4 : feu vert pour l'antenne de Montfermeil

Le 12 septembre dernier, l'antenne du tram-train T4 entre Gargan et l'hôpital de Montfermeil a obtenu sa déclaration d'utilité publique, ce qui permet au projet de tenir son calendrier prévoyant le début des travaux l'année prochaine et une mise en service en fin d'année 2017. Reste que ce précieux sésame ne sera peut-être pas suffisant pour tempérer les oppositions qui émaillent la genèse de ce projet, certaines communes s'étant distinguées par leur hostilité, non sans arrières pensées politiciennes.

Malgré les critiques, la question de la desserte de Montfermeil, difficilement accessible du fait de la position géographique en plateau, reste un enjeu pour les habitants de ce secteur : si le tramway n'est pas la recette miracle à tous les problèmes économiques et sociaux rencontrés par ce territoire "sensible", l'hypothétique Grand Paris Express ne l'est pas plus et on peut s'interroger sur la légimité d'une commune à faire de l'opposition à l'amélioration d'une autre... Une fois de plus, le maillage administratif actuel de l'Ile de France n'a pas été pas étranger aux difficultés rencontrées dans la gestion de projets intercommunaux...

transportparis vous propose de revenir sur la genèse de la ligne T4, l'ancienne ligne de Coquetiers, et sur les origines du projet de desserte de Montfermeil.

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10 septembre 2013

Massy - Evry a obtenu sa DUP

Le 22 août dernier, le projet de tram-train Massy - Evry a été déclaré d'utilité publique. L'adaptation de la section Massy - Petit Vaux de l'actuelle branche du RER C et la construction d'une ligne de tramway rapide entre Epinay sur Orge et Evry va donc pouvoir entrer en phase de réalisation. La mise en service est attendue au mieux pour 2018.

Toutefois, si le volet infrastructures semble donc engagé, le sujet du matériel roulant reste en suspens. Le STIF ne donnerait pas suite aux options sur le marché Dualis et la SNCF proposerait un nouvel appel d'offres. Il est vrai que le Dualis en circulation sur Nantes - Clisson, l'Ouest Lyonnais et en février prochain sur Nantes - Châteaubriant, suscite quelques griefs... 

Compte tenu des délais de conception, production, homologation et fiabilisation, il ne faudrait donc pas trop tarder : la situation est également critique pour la Tangentielle Nord, puisque les travaux sont en cours pour une livraison Epinay - Le Bourget en 2016, mais toujours sans commande de matériel roulant.

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02 septembre 2013

Francilien : débuts délicats à Saint Lazare

Ce lundi 2 septembre 2013 marque le retour des horaires de plein trafic. Sur la ligne Paris - Nanterre Université, les Francilien devaient commencer à circuler en formation double pour remplacer les Z2N tout en augmentant la capacité de transport, mais certains agents de conduite refusent ces rames. En cause, le recours à un miroir à Saint Lazare pour accoster au plus près du heurtoir, car les nouvelles sont un peu plus - trop ? - longues et ne permettent pas de voir, dans l'autre sens, le signal de départr de façon correcte.

Evidemment, quand une rame de 760 places - dont 304 assises - remplace une rame de 1000 places, dont 500 assises, les voyageurs trouvent la rentrée un peu plus difficile.

En outre, indépendamment de cet événement qui, espérons-le ne sera que temporaire, le Francilien montre aussi une limite : si la distance entre 2 portes est nettement moindre que sur une Z2N (13 m en moyenne contre plus de 20 m), il n'en demeure pas moins qu'on est encore loin des vénérables Z6400 qui font encore référence, elles qui proposent 3 portes par voiture de 24 m, soit un peu moins de 8 m entre 2 portes. Dommage pour un nouveau matériel censé être à la pointe des besoins en zone de fort trafic.

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RER B Nord + : premier jour

Premier jour du nouveau service sur le RER B. Lancé en 2007, le projet a connu quelques difficultés, notamment ces derniers mois avec le déploiement de la nouvelle signalisation. Le basculement vers le nouveau système a été réalisé au cours du pont du 15 août, la SNCF réussissant la prouesse de couper 4 jours durant toute circulation sur la ligne.

Désormais, les trains circulent exclusivement sur les voies "bis" entre Paris et Mitry, voies dédiées au seul RER, et dont les installations ont été adaptées pour une exploitation de type métro avec la rénovation des gares, le rehaussement des quais, le redécoupage de la signalisation, la création d'une 4ème voie à l'entrée de Mitry et d'une 3ème voie en gare du Parc des Expositions. 250 M€ ont été investis pour ces nouvelles installations.

En heures de pointe, tous les trains sont omnibus avec un cadencement aux 3 minutes entre Paris et Aulnay sous Bois pour toutes les gares, alors que l'ancienne desserte ne proposait pour certaines (Drancy et Blanc Mesnil par exemple) qu'un train toutes les 15 minutes. La charge devrait être mieux répartie pusique l'ancienne desserte, avec ses missions directes, voyait alterner des trains omnibus en manque de capacité et des directs en manque de voyageurs... Au-delà, vers Roissy et Mitry, chaque branche est également desservie toutes les 6 minutes avec une alternance en principe régulière des destinations. Il y a donc 4 missions au nord, côté SNCF, et 4 au sud également, côté RATP.

En journée, la desserte comprend un omnibus pour Roissy et pour Mitry toutes les 15 minutes, tandis qu'une seconde mission sur Roissy est proposée, également toutes les 15 minutes, et sans arrêt de Roissy à Gare du Nord. Ainsi, il y a toujours 20 trains par heure en pointe et 12 en journée. Et comme depuis 2009, il n'y a plus de relève systématique entre agents RATP et SNCF à la station Gare du Nord.

Le choix de la desserte omnibus a été motivé à l'origine par la mise en parallèle de deux projets : RER B Nord+ d'une part, CDG Express d'autre part. Au premier le rôle de desserte du nord-est parisien et l'accès à Roissy pour ceux qui travaillent dans cette importante zone logistique ; à CDG Express la liaison directe Paris - Roissy.

Le temps de parcours Gare du Nord - Roissy s'établit à 35 minutes en marche omnibus. Il était au mieux de 31 minutes en heures de pointe en direct, descendant à 29 minutes en heures creuses.

Aujourd'hui, CDG Express est au point mort mais le RER B est en service. Si certains expriment leur mécontentement du fait de la disparition - en pointe - des directs pour Roissy, ce n'est pas tant à cause du projet de modernisation du RER B que des péripéties émaillant la conduite du projet CDG Express.

transportparis vous proposera prochainement son dossier complet sur le RER B.

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30 août 2013

En tram-train d'Esbly à Crécy la Chapelle

Depuis juillet 2011, la courte ligne d'à peine 10 km entre Esbly et Crécy la Chapelle, branchée sur l'axe Paris - Meaux, est exploitée en tram-train Avanto, profitant d'un léger sureffectif dans le parc du T4. Retrouvez dans le nouveau dossier de transportparis l'essai de ce matériel sur une ligne classique - entendez qui n'a pas été construite spécialement pour lui - qui donne un bref aperçu des prestations du tram-train.

A vos réactions !

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25 août 2013

Vers le bouclage du tramway des Maréchaux ?

La construction du tramway des Maréchaux avait été l'occasion d'un fort clivage politique entre la majorité et l'opposition... du moins pour la première section du projet, entre le pont du Garigliano et la porte d'Ivry. L'extension à la porte de La Chapelle mise en service en décembre dernier avait été votée en revanche à une très large majorité. Même chose pour la 3ème phase jusqu'à la porte d'Asnières, dont la mise en service est prévue en 2017.

Dans le cadre de la campagne des élections municipales du printemps prochain, Anne Hidalgo, la candidate de la majorité sortante, propose de boucler la boucle entre la porte d'Asnières et le pont du Garigliano.

Il est vrai que le terminus de la phase 3 souffre du manque de connexions : la porte d'Asnières n'offre que des correspondances avec les lignes de bus 53 (Opéra - Pont de Levallois) et 94 (Montparnasse - Levallois Louison Bobet). En allant jusqu'à la porte Maillot, le tramway croiserait les lignes 1 et 3 du Métro, mais aussi le futur prolongement du RER E qui prévoit une gare porte Maillot, où le RER C est déjà présent.

Au sud, l'extension du pont du Garigliano à la porte d'Auteuil, via la porte de Saint Cloud, améliorerait les liaisons entre les 15ème et 16ème arrondissements, et les correspondance avec le métro (lignes 9 à la porte de Saint Cloud et 10 à la porte d'Auteuil).

La section "Auteuil - Maillot" est loin d'être la plus porteuse en matière de trafic potentiel, d'autant qu'elle longe en grande partie le bois de Boulogne. En revanche, du point de vue de l'exploitation, le bouclage faciliterait la gestion des remisages du matériel entre l'atelier Lucotte (près de la porte de Sèvres) et celui du stade Ladoumègue (près de la porte de Pantin). Cependant, le bouclage de la boucle risque de nécessiter plus de rames que ces deux sites peuvent en accueillir.

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21 août 2013

CDG Express : vers une solution de financement

On croit toujours le projet moribond et pourtant, il refait épisodiquement surface dans l'actualité des transports parisiens. Alors que le RER B s'apprête à changer d'époque avec la mise en service des nouvelles installations et de la nouvelle desserte "B Nord+", le projet de liaison directe entre Paris et Roissy reste au point mort.

Malmené par l'apparition du Grand Paris Express, chahuté sur son coût, le principe de la concession et l'arrivée envisagée Gare de l'Est, CDG Express pourrait donc être relancé  avec la recherche de financement placée sous l'égide des Aéroports de Paris. L'hypothèse de taxe sur les billets d'avion est envisagée. Elle rapporterait 400 M€, mais ne serait mise en place qu'après la mise en service de la liaison, pour le remboursement des emprunts. Le service serait en outre facturé 24 € afin que les recettes couvrent les charges d'exploitation. Aux origines du projet, le coût estimé du billet était de 15 €.

Les modalités techniques du projet seraient bien placées sous la maîtrise de la SNCF, de la RATP et de RFF,après l'échec des négociations dans le cadre de la concession avec Vinci. L'hypothèse d'un départ reporté Gare du Nord ne semble plus d'actualité puisqu'elle contrarierait la Déclaration d'Utilité Publique, mais pour autant, le projet reste encore dans le vague le plus complet.

Si RER B Nord+ améliorera significativement les conditions d'accès à Roissy pour les employés de l'aéroport et de la zone logistique qui l'entoure, l'accès des voyageurs aux aéroports parisiens reste toujours une faiblesse du système de transports parisiens. Désormais, l'hypothèse d'un CDG Express avant 2020 devient peu réaliste, et la desserte par le Grand Paris Express n'est pas prévu dans les premières phases, rendant sa réalisation conditionnée à la pérennité du projet dans le temps.

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29 juillet 2013

Mise en service de T5

Longue de 6,6 km, la ligne T5 relie le marché de Saint Denis à la gare de Garges-Sarcelles. Elle est en correspondance à Saint Denis avec la ligne T1 et à l’autre extrémité avec le RER D. Comprenant 16 stations, elle a été mise en service au cours de cet été, le 29 juillet dernier. C’est la première exploitation en Ile de France du Translohr, et la première française du STE3, la version courte de 24 m de ce matériel sur pneumatiques.

090813_T5sarcelles-gare_sivatteGare de Garges-Sarcelles - 9 août 2013 - Le Translohr a son terminus, situé sur les voies ferrées de la banlieue nord. Les aménagements concourent à la rénovation urbaine mais la faible capacité procurée risque de poser quelques problèmes pour l'exploitation de la ligne... © J. Sivatte

L’aménagement de la ligne est relativement simple puisque la plateforme est bétonnée sur la totalité du parcours. Les stations sont dans l’esprit des autres lignes de tramway d’Ile de France exploités par la RATP. Le coût de réalisation de cette ligne atteint 163 M€, soit 24,7 M€ / km, un coût bien plus élevé que la moyenne nationale des tramways.

La ligne dessert principalement l’ancienne nationale 1, succédant à l’ancienne ligne 168 d’autobus, mais elle n’offre pas les mêmes connexions que celle-ci : le terminus de Saint Denis est éloigné de la ligne 13 du métro à près de 400 m de la station Basilique. La station Guynemer est censée procurer une correspondance au terminus Saint Denis Université, en dépit d’un parcours similaire. En outre, T5 n’offre pas d’accès à la gare, pour rejoindre le RER D ou la ligne H du Transilien.

T5 est exploitée à l’aide de 15 rames STE3 de 24 m de long, offrant 127 places, c'est-à-dire à peu près la même capacité qu’un autobus articulé ordinaire de 18 m de long. Les Translohr, larges de 2,20 m seulement, n’offrent qu’une capacité réduite, qui s’avèrera irrémédiablement un handicap en exploitation, notamment avec les marchés attirant une foule importante, en particulier à Saint Denis.

 Outre les tressautements inhérents au roulement sur pneumatiques, le confort est pénalisé par le faible nombre de places assises, avec un aménagement à 3 places de front du fait de l’exiguïté du véhicule.

Ces rames ont tout de même coûté la bagatelle de 3,4 M€, soit 28333 € par place offerte, ce qui en fait le matériel le plus onéreux jamais produit au monde (lire notre dossier consacré au Translohr en Ile de France).

Le Translohr a pu percer en Ile de France du fait de l’absence de vision d’ensemble du développement du tramway (ce qui devrait être le rôle du STIF), de la volonté de certains élus de se distinguer de leurs collègues, au prix fort, et d’une confusion entre les objectifs (créer une ligne en site propre) et les moyens (le choix du système de transport).

Celle-ci ne sera réparable qu’à condition de suivre la récente décision de Caen, la destruction intégrale de son tramway sur pneus pour le remplacer par un tramway, 10 ans seulement après sa mise en service. Les contribuables apprécieront - une fois de plus - les problèmes causés par des élus effectuant des choix techniques sans en évaluer les conséquences, faisant fi des réticences qui avaient été exprimées par la RATP.

Qui plus est, le choix du Translohr obère bien des possibilités de valorisation de cette ligne en site propre pour mettre en œuvre des solutions de transport en Seine Saint Denis et dans le Val d’Oise plus économique tout en étant plus efficaces pour les territoires et les populations desservies.

Malheureusement, il y aura une seconde ligne de Translohr en Ile de France, l’année prochaine avec T6 entre Châtillon et Viroflay.

Retrouvez le dossier de transportparis sur le « tramway sur pneus » en Ile de France.

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24 juillet 2013

Grand Paris : la ligne 15 se dévoile

Selon les prévisions de la Société du Grand Paris, la ligne 15 reliera en décembre 2020 le pont de Sèvres à la gare de Noisy-Champs sur le RER A : 33 km et 16 stations, sur l'axe présentant le plus fort potentiel de trafic du réseau de transport public du Grand Paris, jusqu'à 30 000 voyageurs par heure et par sens. Le dossier d'investissement, portant sur près de 5,4 milliards d'euros, a été adopté par la SGP, maître d'ouvrage du projet. Il précise notamment le tracé, l'insertion des gares, des correspondances, mais aussi les sites de maintenance du matériel et de l'infrastructure.

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