29 mars 2019

Nouveau réseau parisien : la desserte de la gare du Nord

C'est un sujet dont le passif est déjà lourd et malheureusement, les évolutions ne vont pas forcément dans le bon sens. On se souviendra que les lignes 26 et 43 avaient réussi à obtenir en 1998 la réassociation de leurs itinéraires aller et retour entre les gares Saint Lazare et du Nord par les rues Saint Lazare, de Châteaudun et Lafayette, avec un accès à la gare du Nord par le boulevard de Denain. Patatras en 2011, avec l'abandon du couloir à contre-sens et le retour à un itinéraire dissocié avec l'emprunt de la rue de Maubeuge dans le sens Gare du Nord - Gare Saint Lazare.

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Paris - Boulevard de Denain - 2 mars 2010 - Peut-être la meilleure configuration pour la desserte de la gare du Nord : les lignes 26 et 43 empruntaient le boulevard de Denain et la rue Lafayette dans les deux sens, cette dernière ayant été à l'époque dotée d'un couloir à contre-sens... remplacé par une piste cyclable depuis. © transportparis

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Paris - Rue de Dunkerque - 20 août 2010 - Pas de changement pour la ligne 54, qui continuera à desservir la gare du Nord que dans un seul sens, vers Asnières-Gennevilliers. Le projet de transformation de la gare changera-t-il les modalités d'accès au profit des transports en commun aujourd'hui noyés dans les taxis, VTC, motos et autres transports individuels pas toujours licites... © transportparis

Deux nouveautés imbriquées émergent du nouveau plan. La ligne 42 est remplacée par la nouvelle ligne 45 Concorde - Aubervilliers dans ce secteur mais l'itinéraire est recomposée avec la ligne 39. Ainsi, la ligne 45 adopte un itinéraire relativement direct par la rue Lafayette et la rue du Faubourg Saint Denis en direction d'Aubervilliers, par la rue de Maubeuge et la rue Le Peletier en direction de la place de la Concorde. La ligne 39 remplace la ligne 42 pour la desserte de la rue du Faubourg Poissonnière.

Ainsi, pour la ligne 26, comme pour la nouvelle ligne 45, la desserte de la gare du Nord reste sur la rue Lafayette, tandis que la ligne 54 continue de ne la desservir que dans le sens Porte d'Aubervilliers - Asnières-Gennevilliers Gabriel Péri. Quant aux lignes 31 et 56, elles restent sur le boulevard Magenta.

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Et malheureusement, sur la rue de Dunkerque, les autobus vont devoir continuer à se frayer un chemin... et à perdre du temps entre taxis et VTC, entre officiels et officieux, sans compter les livraisons. Le parvis de la gare du Nord est toujours un sujet sensible. Il faudra aussi patienter pour connaître les ajustements au projet de transformation de la gare puisque Ile de France Mobilités avait exprimé de nettes réserves sur la prise en compte des besoins liés à l'exploitation du réseau d'autobus.

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26 mars 2019

Nouveau réseau parisien : le Panthéon entouré d'autobus

Suite de notre tour d'horizon du nouveau réseau parisien. Après le secteur Austerlitz - Bibliothèque, glissons un peu vers l'ouest, mais pas de beaucoup, pour nous intéresser au 5ème arrondissement et plus particulièrement le secteur du Panthéon, l'un des gagnants de la restructuration du réseau.

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Paris - Rue Clovis - 31 août 2014 - Le secteur prestigieux du Panthéon, des grands lycées et grandes écoles va bénéficier d'un renforcement du maillage par une seconde liaison avec la gare d'Austerlitz, avec nouveau parcours de la ligne 24. La ligne 89, elle, ne change pas. © transportparis

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Paris - Rue Soufflot - 21 août 2010 - Retour en arrière : la ligne 84 était exploitée en GX317 à 3 portes, les premiers autobus à plancher bas de la RATP. Elle aussi n'évolue pas dans le nouveau schéma de desserte parisien. © transportparis

Aujourd'hui, le place du Panthéon accueille le terminus de la ligne 84 Panthéon - Porte de Champerret et voit passer la ligne 89 Porte de France - Gare de Vanves-Malakoff. Ces deux lignes ne sont pas modifiées. Deux nouvelles lignes vont venir effectuer leur terminus au Panthéon :

  • la ligne 75 va abandonner le terminus du Pont Neuf pour rejoindre la place du Panthéon depuis la rue Beaubourg par les ponts Notre Dame et Petit Pont, et retour par les ponts de l'Archevêché et d'Arcole afin de rejoindre la rue des Archives ;
  • la ligne 24, singulièrement raccourcie puisqu'elle abandonnera la section Gare Saint Lazare - Gare d'Austerlitz : le nouvel itinéraire créer une liaison de plus entre la gare d'Austerlitz et le Panthéon par le sud (rue Claude Bernard) alors que la ligne 89 assure une desserte par le nord (par la rue Clovis).

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La densification de la desserte des écoles est une des nouveautés de cette restructuration qui peut étonner car jusqu'à présent, le propos général visait plutôt à densifier la desserte des arrondissements périphériques et à développer les liaisons entre Paris et les communes limitrophes. En outre, le terminus du Panthéon ne propose aucune correspondance directe avec le métro ou le RER : il est cependant vrai que des terminus au Luxembourg sont assez difficiles par manque d'espace sur le carrefour et dans les rues adjacentes.

On notera enfin que les nouveaux itinéraires sont copieusement dissociés ce qui ne facilite pas la lisibilité du réseau...

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20 mars 2019

11 tunneliers en action en 2019 en Ile de France

Voici un peu plus d'un an, le 3 février 2018, Steffie-Orbival, le premier tunnelier du Grand Paris Express entrait en fonction, chargé d'abord de percer la liaison entre l'atelier de maintenance du matériel Champigny et la section courante de la ligne 15 sud. Il avait déjà réalisé la moitié de l'ouvrage au bout d'un an.

En septembre dernier, un second tunnelier, baptisé Malala, était lancé pour la section Bry-Villiers-Champigny - Noisy-Champs, tandis que le troisième, baptisé Ellen, a été inauguré en décembre sur le site de Bagneux, et aura en charge de réaliser 2 sections, de part et d'autre, vers le fort d'Issy et Arcueil-Cachan.

Trois autres tunneliers seront descendus dans le sous-sol francilien pour la réalisation de la ligne 15 à Créteil, Vitry sur Seine et Boulogne-Billancourt.

Mais ce n'est pas tout. Le prolongement de la ligne 14 à l'aéroport d'Orly va mobiliser 3 engins, dont le premier est arrivé au début du mois de mars à Morangis, dans le futur arrière-gare du terminus. Deux autres seront réceptionnés au pont de Rungis et L'Haÿ les Roses.

Encore ? Le prolongement de la ligne 11 des Lilas à Rosny sous Bois entre cette fois-ci dans le vif du sujet puisque les travaux de percement du tunnel débuteront également cette année.

D'ici la fin d'année, outre Virginie pour EOLE, il y aura donc 10 tunneliers en action pour le développement du métro, qu'il s'agisse du réseau classique ou du Grand Paris Express. Rien que ça !

Mais ce n'est pas tout : il en faudra 10 autres pour réaliser les autres sections du Grand Paris Express, qui devront être engagés simultanément pour essayer de respecter le calendrier politique du projet.

La fabrication de ces machines étant le fait d'un nombre très restreint d'entreprises dans le monde, le Grand Paris Express contribue à l'inflation de la demande mondiale et du coût de ces usines mobiles hors normes, tirée par les nombreux projets du continent asiatique. En Allemagne, les usines Herrenknecht ne chôment pas...

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19 mars 2019

EOLE : le tunnelier en action

C'est parti pour Virginie chargée du percement du tunnel du RER E entre Courbevoie et Paris sur 6 km. Depuis l'imposante base travaux située sur l'ancien terre-plein de l'avenue Gambetta, l'imposante machine progresse depuis le début du mois de mars, à raison d'un mètre par jour d'abord puis un objectif de 20 mètres en rythme de croisière, l'ouvrage principal du projet EOLE. Un long tapis roulant a été installé entre l'avenue Gambetta et la Seine, par la place Charras et la rue de l'Abreuvoir pour rejoindre la Seine puisque les déblais excavés par le tunnelier seront traités sur un appontement installé sur le quai Paul Doumer puis évacués par voie fluviale : SNCF Réseau indique économiser ainsi 250 circulations de camions par jour.

L'année 2019 est de taille pour le projet. Outre l'entrée en action du tunnelier, le creusement de la gare de la Porte Maillot débutera après l'achèvement des parois moulés qui en constituent le cadre, tout comme celle de La Défense, après la fin des travaux en sous-oeuvre sous le CNIT. A Nanterre, les nouveaux ouvrages de franchissement urbain du faisceau de la future gare de Nanterre La Folie sont en cours de réalisation tout comme l'imposant saut de mouton, destiné aux RER venant de Mantes la Jolie la pour rejoindre, qui viendra surplomber le franchissement de la Seine par les voies existantes. Les premiers rails devraient être posés en fin d'année sur le site de La Folie.

Plus à l'ouest encore, les travaux dans la zone de Poissy devraient être achevés dans l'année avec notamment le prolongement de la voie 2bis, pour les trains Mantes - Paris desservant Poissy. Opération délicate réalisée dans les fonds de jardin, elle profitera à l'exploitation sans attendre le RER en donnant un - petit mais salutaire - bol d'air à l'exploitation du groupe V. En gare, les voyageurs bénéficieront d'un nouveau passage souterrain donnant directement accès à la gare routière sud, qui sera remaniée dans la perspective de la réalisation de la seconde phase de la tangentielle ouest T13.

 

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18 mars 2019

Le RER A inaugure son centre de commandement unique

La RATP avait en 1969 installé le poste de commandement centralisé de ce qui allait devenir le RER A juste au-dessus des voies de la gare de Vincennes. Cinquante ans après sa mise en service, sa modernisation a été l'occasion de modifier ses fonctionnalités et de capitaliser sur l'expérience acquise sur le RER B depuis une dizaine d'années pour unifier progressivement les modalités d'exploitation de la ligne. Ainsi, dans le nouveau poste de Vincennes, 4 agents SNCF travaillent au milieu de l'équipe de 25 agents RATP. Depuis le 2 mars dernier, la régulation de la ligne s'effectue dans cette salle tout comme la commande des itinéraires y compris sur le domaine SNCF entre Nanterre, Cergy et Poissy. La nouvelle salle doit en principe accélérer les prises de décision et leurs effets en ligne, y compris sur l'information aux voyageurs.

L'inauguration a été l'occasion pour la présidente de la Région de tirer les oreilles des deux opérateurs, car la ponctualité du RER A est toujours très inférieure aux objectifs, alors que la nouvelle desserte allégée à 27 trains par heure le matin et 24 le soir n'a pas réellement procuré les effets annoncés : si la partie RATP a réussi à tenir la barre des 90%, la partie SNCF se situe 10 points en-dessous.En outre, sur la ligne L (groupe III), le montage de la desserte avec une succession en 9 min / 3 min / 9 min le matin en semaine et en 13 min / 7 min / 13 min le week-end n'est pas des plus lisibles ni, en semaine, efficace pour répartir efficacement la charge des trains.

Madame Pécresse en a profité pour déplorer le nouveau retard annoncé par SNCF Réseau dans la mise en service de la 4ème voie du terminus de Cergy le Haut, initialement prévu en mars et décalé à l'automne... et pour remettre au menu des discussions la suppression de la relève des conducteurs RATP-SNCF à Nanterre Préfecture pour les trains de Cergy et de Poissy, alors même que les études menées depuis 10 ans sur ce sujet aboutissent toutes à un effet mitigé puisque ne concernant que 40% des trains.

 

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16 mars 2019

Bus: le biogaz surtout, l'électrique un peu

Pour l'année 2019, le programme de transformation de la motorisation des autobus en Ile de France fait la part belle au biogaz. Les livraisons de véhicules hybrides vont nettement décliner. Derrière l'étendard que constitue l'autobus électrique, qui reste encore ultra-minoritaire dans les dépôts, le biogaz a au moins quatre avantages : il est rapidement disponible, il a fait ses preuves sur le plan technique, il est économiquement maîtrisé et permet donc d'avancer rapidement sur l'objectif de verdissement du parc. Le biogaz est une évolution des motorisations au gaz naturel bien connu, avec une énergie renouvelable issus de résidus ménagers, industriels ou de l'agriculture et non plus d'origine fossile.

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Paris - Quai d'Austerlitz - 9 avril 2017 - Pour l'instant, les effectifs au biogaz de la RATP se limitent aux derniers Agora S en fin de carrière et aux Lion's City qui ont en grande partie pris leur succession. La filière va prendre de l'ampleur avec la conversion de plusieurs dépôts. © transportparis

Trois dépôts de la RATP vont convertis cette année, rejoignant celui de Créteil équipé depuis plus de 20 ans : Nanterre, Bussy Saint Georges et Massy. Le développement du parc de véhicules au biogaz devrait démarrer cette année puisqu'une première tranche de GX337 est attendue. Les premiers Scania Citywide LFA devraient apparaître sur la ligne 208, tandis que les Solaris Urbino 18 devraient prendre possession de la ligne 393. Chez Iveco Bus, on a engrangé la commande de 200 Urbanway 12 (standards) et de 150 Urbanway 18 (articulés) sur une durée de 4 ans.

En grande couronne, 9 sites seront également adaptés : Villepinte, Saint Ouen, Lieusaint, Génicourt, Limeil-Brevannes, Bailly-Romainvilliers, Conflans Sainte Honorine et Magny. Sur ces territoires avec des lignes plus longues, la perspective de véhicules électriques est peu adaptée aux caractéristiques des dessertes incompatibles avec l'autonomie limitée des bus et cars à batteries.

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Meaux - Quai Victor Hugo - 6 avril 2018 - Le réseau de Meaux est de longue date équipé de bus au gaz. La longévité des véhicules apparaît supérieure à celle des autobus Diesel. Les Urbanway sont venus remplacer les Agora après environ 18 ans de service. © transportparis

En revanche, deux dépôts vont être convertis pour accueillir des véhicules électriques à Vélizy et Argenteuil. Du côté de la RATP, la situation actuelle est plus éparpillée avec des installations pour une seule ligne dans les centres de Lagny (ligne 69), Les Lilas (ligne 115), Malakoff (ligne 126) et Belliard (ligne 341). Actuellement, 46 Bluebus SE du constructeur Bolloré sont dans les effectifs de la RATP. Heuliez devrait livrer 36 GX337 électriques cette année tandis que 43 Bluebus sont encore attendus.

Et pendant ce temps, les Agora S GNV de la ligne 103 vont bientôt fêter leurs 16 ans !

Retrouvez notre dossier sur le projet Bus 2025 de la RATP.

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13 mars 2019

Nouveau réseau de bus parisiens : affluence Quai de la Gare

Dans un peu plus d'un mois, sera mis en place le nouveau réseau d'autobus parisiens. Déjà, le voyageur à l'oeil averti aura remarqué que de nombreux arrêts ont adopté une configuration provisoire : les totems des abris de nouvelle génération sont progressivement équipés des nouveaux cartouches, recouverts provisoirement d'un adhésif, au demeurant peu lisible. Les chantiers sont menés à un rythme assez inégal pour préparer l'aménagement des nouveaux arrêts et des nouvelles voies réservées.

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Paris - Avenue de France - 9 mars 2012 - L'avenue de France est en travaux permanents, les chantiers de couverture des voies ferrées se déplaçant vers la gare d'Austerlitz. La ligne 89 a été prolongée à la porte de France et la demi-chaussée sud est ouverte à la circulation entre les rues Emile Durkheim et de Tolbiac. A terme, la ligne retrouvera-t-elle un itinéraire direct sur l'avenue de France ? © transportparis

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Paris - Rue de Tolbiac - 5 février 2019 - Ayant dû céder ses Citaro C2 à moteur Euro6 contre des Omnicity Euro5 venus de la ligne 64, la ligne 325 abandonnera son stationnement de départ ici illustré pour un terminus au métro Quai de la Gare. Deux lignes devraient le réutiliser (25 et 71). Quant au terminus du 325, l'espace visé est plus exigu... et surtout bien plus encombré ! © transportparis

Focus sur un des secteurs où les évolutions vont être les plus nombreuses sur un territoire restreint : celui de la bibliothèque François Mitterrand, dans le 13ème arrondissement.

Pas de changement pour les lignes 62, 64, 89 et 132 sur ce périmètre. Les nouveautés portent, rappelons-le, sur :

  • le prolongement de la ligne 61 de la gare d'Austerlitz vers la place d'Italie ;
  • le prolongement de la ligne 325 de la bibliothèque François Mitterrand à la station de métro Quai de la Gare ;
  • le prolongement de la ligne 215 de la porte de Montreuil à la gare d'Austerlitz ;
  • la création de la ligne 25 Bibliothèque François Mitterrand - Vitry Port aux Anglais
  • la création de la ligne 71 Bibliothèque François Mitterrand - Porte de La Villette

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On peut pointer quelques curiosités et interrogations :

  • le crochet du 89 par les rues Raymond Aron, le quai François Mitterrand et le boulevard Vincent Auriol pour assurer une correspondance avec la ligne 6 du métro, qui pourrait être assurée en restant sur l'avenue de France : cependant, les travaux de couverture des voies ferrées de la gare d'Austerlitz occupent la chaussée vers le périphérique, obligeant à réaliser ce crochet en direction de la porte de France ;
  • la ligne 61 empruntera le quai d'Austelitz entre le pont Charles de Gaulle et le pont de Bercy, alors que les lignes 89 et 215 sont prévues par l'avenue de France : conséquence, la ligne 61 devra composer avec les encombrements du carrefour du pont de Bercy et de l'amorce du boulevard Vincent Auriol pour assurer une correspondance avec le métro qui pourrait être assurée de façon comparable par l'avenue de France ;
  • la ligne 325 va nécessiter une zone de régulation assez conséquente sur le boulevard Vincent Auriol au pied de la station de métro Quai de la Gare : il suffit de constater l'empilement des voitures sur l'avenue de France pour avoir quelques craintes ;
  • même hypothèse pour la ligne 71 dont on pressent qu'elle va réutiliser le stationnement de départ actuel du 325 sur la rue de Tolbiac... également utilisé par la nouvelle ligne 25 qui doit épauler le 325 en attendant la réalisation du TZen5.

Bref, il ne faut pas écarter quelques ajustements à l'usage...

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28 février 2019

Grand Paris Express : La Défense fait de la résistance

Avec le Grand Paris Express, on ne risque pas de sentir la transpiration compte tenu du rythme des douches écossaises. Le nouveau président du directoire, M. Thierry Dallard, a la désagréable mission de mettre au jour toute la poussière accumulée sous le tapis depus 10 ans. Et cette fois-ci, ce n'est pas de la poussière, mais un obstacle majeur qui semble être révélé.

A La Défense, le tracé de la ligne 15 est censé utiliser la réservation aménagée sous le dernier niveau du parking du centre commercial des Quatre Temps, à l'époque en préfiguration du prolongement de la ligne 1 depuis le pont de Neuilly. L'annonce d'un délai de 200 mois (17 ans) pour réaliser la station de métro sans interrompre l'activité du centre commercial viendrait faire voler en éclats l'ensemble du calendrier de mise en service du Grand Paris Express, sur lequel l'actuel gouvernement s'est lui aussi engagé.

Il est tout de même surprenant de découvrir ce gros caillou dans la chaussure aussi tardivement et on peut rester pantois à l'annonce du délai de construction. De l'autre côté du parvis de La Défense, SNCF Réseau construit la gare du RER E sous le CNIT dont l'exploitation commerciale est maintenue en grande majorité et le délai de réalisation n'est pas aussi démesuré dans un environnement souterrain difficile entre les différents réseaux et les fondations du CNIT et des tours avoisinantes.

Mais voilà, l'emplacement des stations du Grand Paris Express a été défini par la loi. Par conséquent, soit la Société du Grand Paris reprend le dossier pour trouver une autre méthode de réalisation de la station de La Défense telle qu'actuellement prévue, soit elle négocie avec l'exploitant des Quatre Temps, mais on imagine d'emblée l'ampleur des indemnités.

Reste une troisième hypothèse, qui ramènerait la ligne 15 encore un peu plus dans le sillage d'Arc Express : ne pas desservir La Défense mais se contenter d'une station à Nanterre La Folie. Entre une déconcentration nécessaire de la desserte parce que La Défense aujourd'hui va bien au-delà de son boulevard circulaire et l'attraction d'un maximum de voyageurs, le choix n'est pas simple... d'autant qu'un scénario Arc Express occasionnerait des effets de bords conséquents (nouvelles études, nouvelles procédures, amendement législatif) pour rejoindre le tracé en amont de Bécon les Bruyères.

Post-Scriptum : l'hypothèse d'un déplacement de la gare de La Défense n'est pas écartée par la SGP... Reste à trouver où : sous le bouevard circulaire, mais plutôt au nord de La Défense, de l'autre côté du CNIT ? Plus à l'est encore, en se rapprochant l'avenue Gambetta (où EOLE s'implante déjà) ? Les marges de manoeuvre semblent limitées, sauf à casser durement les correspondances.

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25 février 2019

RER A : le pilotage automatique complètement déployé

Depuis le 18 janvier dernier, tous les trains du RER A sont équipés de la fonction pilotage automatique sur SACEM. La RATP annonce que cette mesure permet d'accroître la régularité de 4,3 points et la vitesse commerciale dans le tronçon central de 5 km/h. C'est cependant passer sous silence les effets de la nouvelle grille horaire, comprenant 27 trains par heure en pointe du matin et 24 en pointe du soir. D'ailleurs, il vaudrait mieux que la diminution du nombre de trains se traduise effectivement par une accélération des trains.

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Nanterre Ville - 9 février 2019 - Les rames à deux niveaux ont été généralisées sur le RER A, mais l'augmentation de capacité procurée a été en partie consommée par l'allègement de desserte. Le pilotage automatique a été désormais complètement implémenté sur l'ensemble du parc. © transportparis

Cependant, l'exploitation du RER A est marquée au quotidien par de fréquentes régulations en station, malgré la diminution du nombre de trains. La généralisation des rames à deux niveaux (MI2N et MI09), l'allègement de la grille et le pilotage automatique ne sont donc pas des mesures suffisantes pour fluidifier réellement le trafic sur la première ligne ferroviaire d'Europe... sur laquelle on constate la persistance de circulations à vide en pleine pointe, ce qui pose toujours autant de questions...

L'étalement des flux est une piste explorée : plusieurs entreprises du quartier d'affaires de La Défense s'engagent dans cette démarche, reposant largement sur le volontariat et la souplesse des emplois du temps des salariés, mais aussi sur une évolution des mentalités pour sortir des habitudes ancestrales du rythme métro-boulot-dodo et les a priori sur les tire-au-flanc qui arrivent à leur bureau à 10 heures... ou qui partent à 16 heures. C'est évidemment plus facile pour les métiers de service, mais il y a matière à alléger la période d'hyperpointe, notamment le matin... Ce serait encore mieux si on arrêtait de construire des tours à La Défense, justifiant la fuite en avant en matière d'infrastructures...

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23 février 2019

RATP : les bus articulés continuent leur - lente - progression

Deux nouvelles lignes ont été converties à l'autobus articulé en fin d'année 2018 : la ligne 180 Villejuif (Louis Aragon) - Charenton (Ecoles) et la ligne 275 La Défense - Pont de Levallois, respectivement en remplacement de Citaro C2, mutés sur les lignes, 297 et 299 principalement et d'Agora S V3 partant à la réforme. Dans les deux cas, l'exploitation est désormais assurée par des Urbanway 18 hybrides.

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Courbevoie - Place Hérold - La ligne 275 bénéficie de l'augmentation de capacité uniquement en semaine, le service des samedis et dimanches demeurant assuré en autobus standards. Première affectation pour les voitures de la ligne 275, qui arborent la nouvelle livrée Ile de France Mobilités. © transportparis

Le rythme d'équipement reste lent, tributaire de l'augmentation de capacité de remisage des dépôts et des aménagements de la voirie pour faciliter l'insertion de ces véhicules. La prochaine conversion concernera une ligne parisienne très attendue : la ligne 38 Gare du Nord - Porte d'Orléans.

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