02 octobre 2011

L'Etat finance le plan de mobilisation

La convention Etat-Région relative au financement du plan de mobilisation régional pour les transports a été signé : d'un montant de 2,745 MM€, la Région apporte 1,661 MM€ et l'Etat 1,084 MM€. Elle marque une étape dans les négociations entre l'Etat et la Région, délicates depuis de nombreuses années, avec d'abord l'affaire du SDRIF, le schéma directeur de la Région Ile-de-France, que l'Etat jugeait pas assez ambitieux, et ensuite avec le dossier du Grand Paris pris en mains par l'Elysée et venant mordre allègrement sur les prérogatives de la Région en matière de transports publics et d'aménagement du territoire.

Cette convention permet donc d'abonder le financement de la modernisation des RER C et D, respectivement à hauteur de 280 et 153 M€. Le prolongement du RER E bénéficie de 400 M€ pour poursuivre l'élaboration de ce projet pour l'instant évalué entre 2,2 et 2,8 MM€. Le développement des tramways, de la tangentielle nord et le prolongement de la ligne 11 du métro à Rosny-sous-Bois bénéficieront également de cette convention.

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22 août 2011

T1 plus à l'ouest

A défaut de pouvoir être prolongé de Noisy-le-Sec au Val de Fontenay en raison des récurrents blocages initiés par la ville de Noisy-le-Sec, la rocade T1 sera prolongée plus à l'ouest. Longue de 11,3 km, la première ligne de tramways de région parisienne, qui fêtera ses 20 ans le 6 juillet 2012, relie aujourd'hui la gare de Saint-Denis à celle de Noisy-le-Sec.

Alors que les travaux sont en cours entre Saint-Denis et Gennevilliers pour l'allonger de 4,9 km, les études vont pouvoir démarrer sur la section Gennevilliers - Colombes Quatre Chemins, soit 5,8 à 6,4 km supplémentaires, qui comprendront 11 à 12 stations selon le tracé retenu. Le conseil du STIF du 6 juillet a en effet validé les principales caractéristiques du projet.

Deux tracés sont mis à l'étude : le premier reprend l'itinéraire de la ligne d'autobus 304 par la gare et la mairie de Colombes puis le quartier de l'Europe, desservant au passage l'hôpital de Colombes. Arrivé au Petit-Colombes, le tracé récupère les voies de T2 pour un court tronc commun jusqu'au terminus qui sera installé aux Quatre-Chemins.  L'alternartive consisterait en un tracé plus au nord par le quartier des Fosses Jean à Colombes sans passer ni par la gare ni par le centre-ville. En revanche, les deux tracés sont communs sur l'avenue Salvador Allende et à l'approche du terminus. Le tracé nord présente l'inconvénient de ne pas proposer de correspondances avec le réseau ferroviaire : la gare du Stade de Colombes serait situé à plus de 400 m du tracé du tramway.

Source : STIF - DOCP prolongement T1 ouest

Malgré ce handicap que certains qualifieraient volontiers (et à juste titre) de rédhibitoire, ce tracé a les faveurs de la ville de Colombes qui considère acquis l'arrivée d'un des maillons du Grand Paris Express dans le centre de Colombes... Les études socio-économiques ne s'y sont pas trompées, et le taux de rentabilité socio-économique est deux fois supérieure sur le tracé central (27,2% contre 19,6%).

Le temps de parcours serait de l'ordre de 20 minutes, avec une vitesse commerciale cependant légèrement inférieure sur le tracé central du fait de la densité plus importante. En revanche, le trafic serait à la pointe du matin, supérieur de 17% sur le tracé central par rapport à la variante nord et de 35% en tenant compte de l'ensemble de la journée du fait de la desserte du centre-ville de Colombes. Autant dire que le tracé central part avec plusieurs longueurs d'avance : la logique l'emportera-t-elle ?

Du point de vue de l'exploitation, les études tablent sur un intervalle de 4 minutes en heure de pointe et l'emploi de tramways classiques de 32 m offrant 220 places. Le schéma devrait prévoir une exploitation autonome de la ligne T1 compte tenu de la longueur de cette dernière (17 km en 2012) afin d'en préserver une fiabilité acceptable. Cette ligne de 6 km préfigurerait un axe ayant vocation à rejoindre ensuite Nanterre Université puis Rueil Malmaison.

Fait notable, ce maillon créerait une continuité physique entre T1, T2 et T8 via cette ligne dont l'indice n'est pas encore connu (les mystères de la numérotation des tramways parisiens n'étant pas encore tous levés !). Un signe qui va - enfin ! - dans le bon sens, celui d'un réseau cohérent (du moins partiellement !).

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09 juillet 2011

Antony - Clamart : un nouveau tramway

Un tramway de plus en région parisienne... mais celui-ci pose bien des questions.

Le conseil du STIF du 6 juillet a acté le lancement des études pour un tramway entre La Croix de Berny et le centre de Clamart, reprenant pour large partie l'itinéraire de la ligne 379 d'autobus. Un projet étonnant car le trafic sur cette ligne est bien loin de saturer la capacité offerte par l'autobus et les premières estimations de trafic sont éloignées du seuil de pertinence du tramway : avec un peu plus de 1000 voyageurs par heure sur le corridor, le tramway est quelque peu surdimensionné, lui qui devient justifié autour de 1800 voyageurs par heure.

Le tracé se développe sur 8,4 km et comprendrait 12 stations depuis la gare du RER Croix de Berny jusqu'à la place du Garde à Clamart. Le tramway traverserait ainsi une zone forestière avant de rejoindre son terminus, ce qui fait ressurgir la question de la pertinence de ce tracé : potentiellement, l'accès à la zone d'emplois de Vélizy serait beaucoup plus intéressant... mais celle-ci est déjà intégrée dans le projet T6, en tramway sur pneus Translohr.

D'où la question cruciale : cette nouvelle ligne sera-t-elle un vrai tramway ou son médiocre ersatz dont on connaît les déboires, et les risques industriels et économiques ?

Comme il ne saurait être question de reproduire les graves erreurs commises par les décideurs sur T5 et T6, le tramway classique doit être la seule possibilité étudiée... ce qui conduira une nouvelle fois à une ligne isolée dans mutualisation possible.

Décidément, en Ile-de-France, les tramways sont saupoudrés sans aucune vision d'ensemble, générant de ce fait des surcoûts et créant les conditions d'incompatibilités techniques.

 

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08 juillet 2011

Discussion STIF - Grand Paris

Hier 7 juillet, une première rencontre formelle a eu lieu entre le STIF et la Société du Grand Paris pour jeter les bases des relations entre les deux instances : un projet de convention devrait définir les rôles respectifs - et surtout celui du STIF - dans l'élaboration du projet du métro automatique de rocade pour lequel on cherche à savoir qui réellement est l'autorité organisatrice. Autre enjeu, faire en sorte que le plan de mobilisation régional sur le réseau existant soit conduit au rythme convenu de sorte à éviter de succomber à la tentation de mettre en avant un projet pharaonique encore à l'état de papier au détriment de la modernisation des RER et du développement des tramways et tangentielles.

Affaire à suivre donc, d'autant que le sujet de l'avenir du Grand Paris ne manquera pas de s'inviter dans le ballet des sujets de campagne électorale au printemps prochain...

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05 juillet 2011

T-ZEN : une nouvelle image pour le bus ?

De tous les modes de transport, l'autobus est un peu le mal aimé des utilisateurs des réseaux : de capacité limité, avec une régularité pas toujours au sommet et une vitesse tributaire des encombrements de la circulation, il reste un outil de desserte indispensable puisque c'est celui qui est le plus proche de ses chalands.

Comme tous les itinéraires ne justifient pas de solutions lourdes ferroviaires, le bus avait besoin d'être revalorisé. C'est le principe du bus à haut niveau de service, qui s'inspire des tramways modernes pour améliorer la visibilité et l'efficacité du service, et qui a été mis en oeuvre à Rouen, avec les lignes TEOR, mais surtout à Nantes avec le Busway, la ligne 4 du réseau de l'agglomération.

Avec un site propre quasi intégral, la priorité aux feux, des stations aménagées comme celles du tramway, la vente de titres en station et non à bord, et une information dynamique des voyageurs dans les bus et les stations, le BHNS a réussi à rompre avec l'image habituelle de l'autobus. De surcroît, l'application de nouveaux choix esthétiques sur les véhicules a contribué à améliorer la perception du bus. La monnaie de la pièce, c'est que cette customisation a un coût : tout est donc affaire d'équilibre entre la communication et le service.

Depuis hier 4 juillet, la première ligne de T-Zen, appellation francilienne du BHNS (qui a au moins le mérite d'être moins technico-technique à défaut d'être immédiatement assmilable à du transport public), a été mise en service entre les gares de Corbeil-Essonne et Lieusaint-Moissy, toutes deux situées sur le RER D. Elle comprend 14 stations sur 14.7 km dont 9.6 en site propre, parcourus en 30 min. Son coût est de 82 M€ pour l'infrastructure et 4,2 millions pour les 12 autobus Créalis Neo, dérivés du Citélis d'Irisbus.

Bien qu'établie dans des territoires encore peu urbanisés, bien que la ligne soit encore en phase transitoire avec une section sur l'autoroute à défaut d'achèvement du site propre, la première ligne semble faire son entrée dans les habitudes. Après le rodage estival, c'est avec la rentrée scolaire qu'on va pouvoir juger du trafic de la ligne.

Quatre autres lignes sont en projet : entre Sénart et Melun, entre la Porte de Pantin et Livry-Gargan (sur l'actuelle ligne 147), entre Grigny et Corbeil-Essonne, et enfin entre la Bibliothèque François Mitterrand et Choisy-le-Roi.

Par ailleurs, sans être estampillée T-Zen, une nouvelle ligne en site propre sera mise en service le 10 septembre prochain entre Thiais et la gare de Sucy-Bonneuil : le projet "Pompadour - Sucy" est enfin achevé et comprendra une section commune avec le TVM existant dont le succès ne se dément pas, en dépit de la simplicité de ses aménagements et de son matériel roulant. La ligne 393 utilisera les 6,5 km de site propre créés, et la ligne desservira 20 stations dont les 9 nouvellement érigées. Le coût de l'opération atteint 105 M€.

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01 juillet 2011

RER C et RER D : crédits débloqués mais...

La Région a voté l'octroi de 370 M€  pour le RER C et de 350 M€ pour le RER D, conformément à ses engagements du plan de mobilisation pour les transports. Pour sa part, l'Etat apportera au total 331 M€  pour ces deux lignes. Au total donc, ces 2 lignes de RER viennent de recevoir une manne de 1,051 MM€ pour poursuivre les études et lancer les premiers travaux.

Les projets de modernisation et de rationalisation de ces deux lignes peuvent donc en principe se poursuivre... en principe seulement compte tenu du fait que le projet de desserte lié à ces travaux continue de provoquer de vives discussions entre la petite et la moyenne couronne. Or le contenu des travaux dépend du schéma de desserte qui sera retenu. 

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30 juin 2011

T7 : premier rail soudé

Hier a eu lieu la première soudure de rail sur la ligne T7 dont la première phase reliera Villejuif Louis Aragon (terminus de la ligne 7 du métro) au centre commercial d'Athis-Mons au deuxième semestre 2013. L'opération s'est déroulée à Rungis, dans l'importante zone d'emplois de la SILIC.

Longue de 11,2 km et comprenant 18 stations, la première étape du T7 s'inscrit donc dans le sillage de la ligne d'autobus 285 qui sera remplacée. Par ailleurs, les études du prolongement de ce tramway jusqu'à la gare de Juvisy sont en cours : cette seconde phase comportera une section souterraine pour rattraper la pente et accéder à cet important carrefour du réseau ferroviaire. T7 sera alors en correspondance avec le RER C et le RER D, ce qui permettra aux habitants de l'Essonne de rejoindre la zone d'emplois d'Orly - Rungis par une seule correspondance. L'arrivée du tramway à Juvisy n'est cependant pas prévue avant 2015 - 2016.

La ligne T7 sera desservie dans un premier temps par 19 rames Citadis 302 larges de 2,40 m et offrant 220 places, qui devraient transporter dans un premier temps 36 000 voyageurs par jour à la vitesse moyenne de 20 km/h.

Seul grief à ce projet : encore une ligne isolée !

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19 juin 2011

CDG Express : discussions RATP - SNCF

Serpent de mer de la décennie ferroviaire francilienne, la liaison directe entre Paris et l'aéroport de Roissy vit des heures difficiles. Porté par un groupement concessionnaire piloté par Vinci désigné pour une durée de 60 ans, celui-ci continue son exercice de conviction auprès des banques pour boucler le financement du projet. D'après le quotidien économique Les Echos, la SNCF aurait aussi refusé d'entrer au capital du projet alors qu'elle sera le tractionnaire sur le service. Qui plus est, CDG Express se retrouve en concurrence avec un autre "Express" baptisé Grand Paris... et lui aussi porté par l'Etat.

Toujours d'après ce même journal, la RATP et la SNCF auraient entamé des discussions pour étudier l'opportunité et les conditions d'une société commune qui exploiterait une liaison directe de la gare du Nord à Roissy. Certains y voient une tentative de revanche de la RATP pour compenser les choix opérés par le Grand Paris qui n'a pas retenu la proposition de la RATP d'une liaison Roissy - Orly par la ligne 14. Pour le matériel roulant, l'idée consisterait en un recyclage de MI84 libérés par l'arrivée des rames à deux niveaux sur le RER A.

L'idée d'une société commune RATP - SNCF n'est pas neuve : elle remonte aux origines du RER, qui devait être exploité par une entreprise unique composée de ces deux exploitants. On pourrait donc être tentée de se demander pourquoi se limiter à la seule liaison Gare du Nord - Roissy et ne pas réfléchir à l'ensemble des lignes A et B du RER, co-exploitées par les deux opérateurs, surtout que la liaison en question se situerait entièrement sur le domaine RFF.

Reste qu'amorcer la liaison Gare du Nord ne serait pas chose aisée étant donnée que les voies banlieue - 30 à 36 - sont déjà bien sollicitées par les lignes H et K du Transilien, et que la rénovation de MI84 ne sera guère plus facile compte tenu des difficultés rencontrées sur les MI79.

Quatrième question, plus stratégique : si la RATP et la SNCF cogitent à cette liaison, serait-ce parce que la perspective du Grand Paris Express à Roissy leur paraît trop lointaine ou trop incertaine ?

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16 mai 2011

Grand Paris : la nouvelle carte dévoilée

Le Journal du Dimanche en date du 15 mai 2011 a publié en avant-première la carte du tracé du Grand Paris Express issue des discussions entre l'Etat et la Région.

plan-grand-paris

Au nord, la diagonale La Défense - Roissy confirme la primauté de la liaison entre le quartier d'affaires et l'aéroport. Pour compenser la perte de la liaison directe entre le nord-ouest et le nord-est, qui faisait la différence entre l'Etat et la Région, voici qu'apparaît une bretelle, en pointillés, entre Pleyel et Nanterre par Colombes, qui pose immanquablement la question du téléscopage avec le tramway (cf. la position de la ville de Colombes).

A l'est, la clarté n'est pas ce qui frappe au premier coup d'oeil au point qu'on a l'impression qu'on a voulu contenter tout le monde sans faire aucun choix. On restera donc toujours aussi circonspect sur l'intérêt de la section Noisy-Champs - Le Bourget. Le tracé le plus proche de Paris (ligne violette) semble donc le plus crédible.

Au sud, c'est plutôt le consensus sur l'arc sud de Nanterre à Noisy-Champs. La bretelle vers Val-de-Fontenay et le bouclage avec la ligne violette pose la question de la redondance avec le RER E.

Le prolongement de la ligne 14 à Orly confirme les interrogations qu'on peut avoir sur le mixage d'une desserte de zone très dense et une liaison aéroportuaire supposant un niveau de confort et de services peu compatible avec un métro parisien étroit au confort précaire.

La liaison Orly - Versailles par le plateau de Saclay a déjà fait l'objet de nombreux débats qui n'ont toujours pas trouvé de réponse rationnelle.

Enfin, la question du calendrier : il apparaît qu'aujourd'hui, la réalisation des premières sections ne sera pas effective avant 2020 dans le meilleur des cas et vraisemblablement avant 2025. Les deux premières réalisations seront d'une part la ligne 14 et d'autre part la section Issy-les-Moulineaux - Champigny de l'arc sud (ligne rouge).

Pour le reste, tous les scénarios restent envisageables compte tenu des échéances lointaines et des incertitudes qui demeurent sur le financement.

En attendant, cette jolie carte ne mécontentant personne en apparence, fera certainement office d'argument de campagne pour les prochaines élections législatives ("Regardez mes chers électeurs, je vous ai obtenu une station de métro sur votre commune !"), avant que les réalités sonnantes et trébuchantes n'amènent le temps des désillusions. Or à vouloir faire plaisir à tout le monde, on ne satisfait réellement... personne ! 

Pire, au nord-ouest, les douces rêveries à horizon de 15 ou 20 ans (au bas mot !) sont gentillement en train de torpiller le projet de tramway Gennevilliers - Colombes - Nanterre - Rueil, réalisable bien avant et surtout mieux dimensionné à la réalité des besoins, de même que le prolongement de la ligne 14 à Orly malmène sévèrement le tramway T7 dont les travaux ont pourtant débuté.

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14 mai 2011

T1 ouest : le centre de Colombes à l'écart ?

Alors que le prolongement de T1 de Saint-Denis à Gennevilliers Les Courtilles est en cours de réalisation avec une mise en service d'ici un an, les études pour une nouvelle section de la rocade ont été lancées : il s'agit de relier T1 et T2 au travers de Colombes, sur un tracé d'environ 5 km.

Le tracé naturel consiste en la reprise de la ligne 304 d'autobus, par le carrefour des Quatre Routes d'Asnières, la gare de Colombes et le centre-ville, avant de rejoindre la cité Audra et l'hôpital Louis Mourier pour aboutir au rond-point du Petit-Colombes pour rejoindre T2 et partager ses voies sur environ 400 m pour effectuer le terminus au carrefour des Quatre Chemins.

Ce serait trop simple : déjà, la précédente municipalité de Colombes avait remis en cause ce tracé en lui préférant un itinéraire plus au nord évitant le centre-ville. L'actuel maire semble rejoindre cette position par un discours pour le moins étonnant, démontrant s'il en est que certains élus (de plus en plus nombreux) ne sont guère clairvoyants en matière de développement des transports publics.

La ville de Colombes veut son métro : or la commune n'est pas sur le tracé proposé par l'Etat, pas plus que celui de la Région, qui pour le coup sont relativement voisins en privilégiant la desserte de Bois-Colombes qui, en matière d'infrastructures lourdes, ne bénéficie que d'une seule gare desservie toutes les dix minutes. En comparaison, Colombes dispose de quatre gares, chacune desservies par six trains à l'heure, et profitera du T2 prolongé de La Défense à Bezons l'année prochaine, voire donc du maillon unissant T1 à T2 : quatre gares et deux tramways pour une commune de 85 000 habitants, on a vu plus mal lôti.

Or en poussant à la réalisation d'un métro par le centre de Colombes, à un horizon de 15 ou 20 ans au mieux, le risque est de plomber la réalisation d'un tramway qui constitue l'échelon pertinent pour absorber le trafic envisagé sur le tracé, et dont la réalisation peut être effective d'ici 7 à 8 ans.

Pourtant, il existe un tracé alternatif dans les études, le fameux tracé nord, mais celui-ci est intrinsèquement discrédité par l'absence de correspondance entre le tramway et le réseau Transilien, le tracé passant au mieux à 300 mètres de la gare du Stade alors que le tracé par le centre prévoit une station du tramway au pied de la gare du centre de Colombes.

Bref, le miroir aux alouettes continue de faire des siennes...

Des arguments techniques sont avancés : une avenue serait trop étroite et il faudrait procéder à des acquisitions foncières pour faire passer le tramway sur une voirie de 13 mètres de large. Première nouvelle... la preuve en image !

280308_HERMELIJNpalaisdejusticeGand, Zonnestraat - 28 mars 20108 - Aucun argument sur l'impossibilté d'insérer un tramway dans une voirie étroite - et au demeurant très commerçante - ne peut résister à la comparaison avec d'autres réseaux. Ici à Gand, près du palais de justice. ©transportparis

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