08 octobre 2015

Le STIF accélère sur les bus "propres"

Le programme de transition énergétique des autobus de la RATP franchit une nouvelle étape. 467 autobus à faibles émissions sont intégrés à la nouvelle convention entre le STIF et la RATP approuvée le 7 octobre dernier. Actuellement, la RATP exploite 90 bus au GNV (gérés par le dépôt de Créteil) et 48 bus hybrides avec une exploitation pour l'instant limitée à 4 lignes avec 4 types de matériel différents : 21 Gare Saint Lazare - Porte de Gentilly avec MAN (Lion's City), 91 Gare Montparnasse - Bastille avec Heuliez (GX427), 147 Eglise de Pantin - Sevran Ronsard avec Irisbus (Citélis 12) et 167 Pont de Levallois - Colombes Audra également avec Heuliez (GX337).

La nouvelle convention porte sur l'acquisition de 467 véhicules supplémentaires sur la période 2016-2020 :

  • GNV : 100 standards + 70 articulés
  • Hybrides : 213 standards + 90 articulés
  • Electrique : 4 midibus

Ce programme s'ajoute aux commandes déjà passées et pour la plupart en cours de livraison, qui totaliseront :

  • 86 Heuliez GX337 Hybride
  • 12 Heuliez GX427 + 2 GX437 Hybride
  • 16 Irisbus Citélis 12 Hybride
  • 104 MAN Lion's City Hybride
  • 65 Iveco Urbanway 12 Hybride
  • 98 Iveco Urbanway 18 Hybride
  • 53 MAN Lion's City GNV

Le GNV reste en course avec l'objectif d'assurer la totalité du service des lignes gérées par le dépôt de Créteil, déjà équipé pour ce carburant, à horizon 2019, soit environ 200 autobus.

En outre, la RATP contractualise avec plusieurs constructeurs l'expérimentation d'autobus purement électrique qui seront engagés en service commercial sur la ligne 341 Porte de Clignancourt - Place de l'Etoile. Le BlueBus de Bolloré, dont ce sera probablement la première apparition en configuration 12 m, est déjà retenu avec l'essai de 20 véhicules. Les lignes 21 et 147, déjà exploitées en autobus hybrides, serviront aussi de banc d'essai pour d'autres véhicules : Heuliez a déjà été retenu pour fournir un véhicule à charge lente capable d'assurer une journée de service sans rechargement intermédiaire.

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BHNS : 5 projets validés par le STIF

Dans le programme d'amélioration des transports en Ile de France, il n'y a pas que le Grand Paris Express. A l'autre bout de la chaîne multimodale, le bus reste un moyen de transport indispensable pour assurer le maillage fin des territoires et organiser le drainage des flux vers les axes structurants à grande capacité. Pas moins de 5 projets ont été validés par le Conseil du STIF d'hier, le dernier avant les élections régionales.

Altival

Le STIF a validé les objectifs du projet de liaison en site propre entre les deux branches du RER A, entre Bry sur Marne d'un côté et Sucy-Bonneuil de l'autre. Cette ligne doit en principe desservir également le projet de nouvelle gare Bry-Villiers-Champigny de la ligne 15 du Grand Paris Express et du RER E. Au-delà des deux gares du RER A, Altival desservia la ZAC Fontaine Giroux à Bry sur Marne et rejoindra la RD4 à Bonneuil sur Marne. Le coût du projet est estimé à 80 M€.

Mantes la Jolie

Même étape franchie pour le BHNS du mantois, qui reliera la gare de Mantes la Jolie au nouvel "écoquartier" situé à cheval sur Mantes et Rosny sur Seine en passant par l'hôpital et le quartier du Val Fourré. Le budget de cette opération est de 50M€, pour une ligne de 5 km environ, desservie à une fréquence inférieure ou égale à 10 minutes. Ce projet est coordonné avec le réaménagement du parvis nord de la gare de Mantes la Jolie, en lien avec la restructuration de la gare prévue au titre des projets EOLE et LNPN.

Argenteuil - Bezons - Sartrouville

Le STIF valide le lancement des études préliminaires de cette nouvelle ligne destinée à améliorer les conditions de transport dans une zone en forte évolution. Deux lignes assurent déjà cette liaison : Transdev exploite la ligne 9 du réseau R'Bus et la RATP la ligne 272, qui assure la correspondance avec le T2 à son terminus du pont de Bezons. Le BHNS emprunterait d'Argenteuil à Bezons les quais de Seine dont le réaménagement est prévu par le Département du Val d'Oise avec un site propre pour autobus. Il ferait son terminus au Val Notre Dame, où devrait également à terme arriver la Tangentielle Nord lors de son prolongement (à ce jour envisagé au-delà de 2025) d'Epinay sur Seine à Sartrouville. On notera localement une demande croissante pour un prolongement du T2 du Pont de Bezons au Val Notre Dame. En outre, le projet de BHNS ne semble pour l'instant pas envisager un accès direct à la gare de Sartrouville qui génère pourtant d'importants flux en bus dans ce secteur, ce qui parachèverait la constitution d'une transversale dans cette agglomération objet d'importants programmes de construction de logements.

Esbly - Val d'Europe

Le STIF confirme la poursuite du projet de BHNS à l'est de l'agglomération de Marne la Vallée, pour créer une liaison entre la ligne P (axe Paris - Meaux) en gare d'Esbly et le RER A (gares de Chessy et Val d'Europe), qui permettra également d'accéder plus rapidement à la gare TGV de Chessy. L'objectif est également de structurer les futurs développements urbains au-delà de Chessy. Le coût du projet oscille entre 117 et  142 M€ pour un linéaire d'une dizaine de kilomètres avec 11 ou 12 stations, un temps de parcours d'une demi-heure et une fréquence à l'heure de pointe de 8 minutes.

TZEN 5 Paris - Choisy le Roi

Ce sera la première ligne labellisée TZEN à pénétrer dans Paris. Entre Bibliothèque François Mitterrand et Choisy le Roi, cette nouvelle ligne viendra irriguer Seine Amont sur son flanc est, en complémentarité avec le RER C (traversant le centre de ce territoire) et T9 (sur son flanc ouest). Long de 9 km, les bus mettront 33 minutes pour relier les deux terminus. Le coût du projet est évalué à 116 M€. La fréquence sera de 6 à 10 minutes selon les heures. Le terminus de la ligne est assez excentré de la gare du RER C de Choisy le Roi, sans pour autant offrir de bonnes correspondances avec le TVM, le 393 ni le T9. Le coût total du projet est de 108,5 M€ pour l'aménagement de voirie et de 25 M€ pour le matériel roulant avec l'acquisition de 28 bus bi-articulés (dont ce sera la première exploitation commerciale en Ile de France). L'enquête d'utilité publique se déroulera l'année prochaine.

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15 septembre 2015

Il y 50 ans, la naissance de l'autobus standard

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Château de Vincennes - 1969 - Cliché intéressant puisqu'il place le SC10 au milieu de ses aînés. A l'arrière-plan à gauche, un Chausson APVU4 ; derrière le SC10 et à sa gauche, deux Somua OP5-2 livrés entre 1950 et 1953. © J.H. Manara

C'était il y a 50 ans : les premiers autobus Saviem SC10U et  Berliet PCMU étaient mis en service sur différents réseaux français. Issus du cahier des charges de l'Union des Transports Publics, avec un important concours de la RATP, les premiers autobus dits standards venaient moderniser des réseaux disposant de véhicules construits après-guerre et pas toujours adaptés au service urbain. A Paris, il fallait en outre accélérer la réforme des TN4 et TN6 datant de 1932-1936, et qui avaient été maintenus en service afin de privilégier les lignes de banlieue lors de l'arrivée de véhicules neufs dans les années 1950 et la première moitié des années 1965.

L'autobus standard, et d'abord le SC10, a fortement marqué l'histoire des transports urbains français - et donc parisiens - au point qu'il est encore considéré comme la référence en matière de robustesse et de fiabilité. Il est en quelque sorte la 2CV de l'autobus, y compris pour ce qui est de sa puissance limitée, quoique en net progrès par rapport aux générations auxquelles il succédait.

A l'occasion de cet anniversaire, transportparis vous recommande la lecture du dossier consacré aux autobus standards publié sur le site transporturbain

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14 septembre 2015

RATP : le point sur les nouvelles commandes

Les nouvelles commandes d'autobus de la RATP sont en cours de livraison mais le rythme d'introduction en service régulier demeure pour le moment assez lent.

Présents à 350 exemplaires dans leur version classique de 12 m, les Lion's City de MAN ont investi depuis 2010 24 lignes dont 4 dans Paris (32, 53, 60 et 94) et 20 en banlieue (156, 192, 206, 207, 211, 212, 238, 255, 268, 269, 270, 292, 301, 312, 318, 321, 341, 356, 361 et 396). La nouvelle version Euro6 a renforcé la présence de ce constructeur proposant des voitures fiables et, notamment pour les dernières, particulièrement siliencieuses. En version articulé, les 201 exemplaires sont engagés sur les lignes 26, 43, 80, 183, 187, TVM et Roissybus, cette dernière étant équipée de voitures allongées à 18,75 m. En version hybride, la ligne 21 est actuellement la seule dans le giron de MAN mais 104 voitures supplémentaires sont prévues. Les 205 NL223 sont tous au complet et les plus anciens affichent déjà 13 ans. Compte tenu de leur bonne tenue, une rénovation des aménagements intérieurs serait souhaitable afin de prolonger leur carrière et donc lisser les coûts d'investissement.

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Fontenay sous Bois - Val de Fontenay - 12 avril 2013 - Les Lion"s City permettent à MAN de se hisser en tête des constructeurs "alternatifs". Fiables et silencieuses, ces voitures proposent en outre un aménagement intérieur assez fonctionnel. Ne manque qu'une troisième porte... malheureusement une constante sur les lignes de la RATP exploitées en autobus standards. © transportparis

Du côté de Mercedes, 122 Citaro C2 sont déjà exploités sur les lignes 131, 180, 184, 244, 325, 379 et 394. La version articulée comporte 77 exemplaires utilisés sur les lignes 150, 170 et 304. Ils ont rejoint les 295 Citaro déjà présents dans les effectifs de la RATP.

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Rueil-Malmaison - Avenue de Verdun - 15 septembre 2015 - La ligne 244 a cédé ses Agora S atteints par la limite d'âge au profit de Citaro C2 dont la nervosité pourra être mise à profit sur cette ligne escaladant le mont Valérien. © transportparis

Avec une commande comprenant 130 voitures Diesel et 65 hybrides, l'Urbanway 12 démarre sa carrière plus lentement. Les lignes 172 et 378 sont déjà équipées. Sont en cours de livraison les voitures destinées aux lignes 69, 122, 294 et 303. La version articulée arrive également, à raison de 13 exemplaires, sur l'Orlybus pour y remplacer les Scania Omnicity usés par un service difficile.

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Paris - Pont au Change - 15 septembre 2015 - A droite, virant sur la place du Châtelet, un Citélis Line de la ligne 58 arrivant à son terminus. Restant sur le quai, la ligne 69 troque ses Agora Line pour des Urbanway. La face avant, même sans la banane publicitaire, est de design quelque peu tourmenté. © transportparis

Enfin, Heuliez effectue une percée à Paris puisquer 86 GX337 hybrides sont en cours de réception. Les premiers exemplaires sont engagés en service régulier sur la ligne 167. Heuliez a également livré 20 GX137 à gabarit réduit, équipant notamment la ligne 366.

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Bois-Colombes - Rue du Général Leclerc - 15 septembre 2015 - La ligne 167 est la quatrième ligne dotée d'autobus hybrides après le 21, le 91 et le 147. C'est la première ligne à recevoir les nouveaux GX337 fournis par Heuliez. © transportparis

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01 septembre 2015

Plan climat de Paris : les autobus aussi concernés

Depuis ce 1er septembre, le plan climat de la mairie de Paris est entré en application complète, c’est-à-dire avec l’exclusion des poids lourds, autocars et autobus mis en service avant octobre 2001. Cependant, la RATP exploite encore dans Paris des autobus mis en service avant cette date… Sont en effet concernés les Agora V2 dont 433 exemplaires sont encore en service. Si tous ne sont pas engagés sur des lignes desservant le territoire de la ville de Paris, la liste des lignes concernées est assez longue.

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Paris - Rue Lecourbe - 15 juin 2013 - Si la durée de vie moyenne d'un autobus est de 15 ans, les exceptions dans un sens comme dans l'autre ne sont pas rares. Les orientations de la ville de Paris viendront-elles précipiter le retrait des derniers Agora V2 circulant intramuros ? © transportparis

Pour les seules lignes intra-muros, sont concernées partiellement ou totalement les lignes 27, 29, 39, 38, 42, 46, 69, 82, 86 et 87. Aux portes de Paris, les lignes 109, 112, 126, 167, 173, 194 sont également visées.

La mairie de Paris fera-t-elle verbaliser la RATP à raison de 35 € par infraction constatée avec arrêt du véhicule comme le prévoit la nouvelle réglementation ?

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13 août 2015

80% de bus électriques en 2025

La nouvelle présidente de la RATP a confirmé l'objectif de l'opérateur parisien d'aboutir à un parc comprenant 80% de bus électriques d'ici 2025 et 20% de bus au gaz naturel. L'insistance des élus et du gouvernement à imposer une telle orientation pose toutefois question car s'il est évident que les transports en commun doivent faire des efforts pour diminuer leur empreinte énergétique, il ne faudrait pas oublier qu'ils ne sont que très marginalement producteurs de gaz à effet de serre. Bref, ne pas inverser la priorité, qui doit être une évolution majeure dans la consommation de transports individuels motorisés et un effort de l'industrie automobile pour développer des véhicules encore plus propres.

La norme Euro6 est déjà un très net progrès : il suffit pour cela de suivre un autobus récemment livré et de comparer avec des véhicules plus anciens, aux normes Euro2 ou Euro3. La dépollution des moteurs est en marche depuis plus de 15 ans et il n'est pas impossible que les moteurs Euro6 accèdent au statut de moteur propre dans les négociations à venir.

Le développement en Ile de France des motorisations au gaz est une solution intéressante, mais elle se heurte à des normes d'implantations. Lorsque les dépôts d'autobus sont situés en coeur de ville, ce qui est encore majoritairement le cas de ceux de la RATP, les installations de gaz naturel ne sont pas admises. Ainsi, pour l'instant, la RATP engage la conversion totale du dépôt de Créteil.

Quant à l'électricité, à défaut de relancer le trolleybus, le bus électrique reste aujourd'hui au stade expérimental. Avec 4600 bus d'une durée de vie moyenne de 15 ans, la RATP a donc besoin en moyenne de 300 bus par an. Entre les prototypes actuels et la production en grande série, l'industrie est-elle prête ? Pas encore. Dernière question : le coût. A l'heure actuelle, le bus électrique coûte deux fois plus cher qu'un bus Diesel Euro6. Il faut évidemment amorcer la pompe pour faire baisser les prix... à condition que les produits soient suffisamment mûrs pour que le changement d"énergie soit neutre sur les coûts d'investissements et d'exploitation.

En outre, l'objectif de 2025 pose question car dans 10 ans, les autobus Diesel actuellement en cours de livraison (Irisbus Urbanway, Mercedes Citaro, MAN Lion's City) n'auront pas encore été réformés puisque leur durée de vie moyenne est de 15 ans... qui peut dériver jusqu'à 18 ans comme c'est le cas avec certaines séries d'Agora encore présentes pour quelques mois. 2030 semble donc un objectif plus réaliste sauf à admettre une perte comptable.

On attendrait aussi, enfin, d'une politique des transports respectueuse de l'environnement, une démarche plus sévère à l'encontre des livreurs, des taxis et des véhicules particuliers qui encombrent les couloirs d'autobus. Car n'oublions pas que pour réellement agir sur la qualité de l'air, avant d'imposer de nouvelles normes aux transports en commun, fluidifier le trafic est beaucoup plus porteur de résultats. Pour cela, il faut cependant affronter le lobby du transport de marchandises (livraisons) et celui des taxis, sujet ô combien sensible ces derniers mois !

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23 juin 2015

Bus électrique : bientôt l'expérimentation

Pour faire "plus vert que vert" (le comble pour un opérateur dont c'est la couleur historique), le gouvernement a demandé à la RATP d'engager la transition vers des autobus dits "propres", c'est à dire sans moteur thermique, d'ici 2025. De quoi évidemment bousculer les constructeurs qui commercialisent leurs autobus Diesel à la norme Euro6, et tentent de placer leurs véhicules hybrides. Mais entre la technique et la communication politique, il y a parfois - souvent - quelques soubressauts.

Ainsi donc la RATP lancera dès l'année prochaine une expérimentation grandeur nature avec 12 véhicules produits par le groupe Bolloré, l'auteur des Bluecars d'Autolib, d'une capacité conventionnelle de 65 places, qui seront engagés sur la ligne 341 reliant la porte de Clignancourt à la place de l'Etoile via la mairie de Clichy. De la sorte, le BlueBus pourra être mis au banc d'essai en situation sur un parcours urbain significatif.

La RATP engagera également des véhicules expérimentaux fournis par le chinois Yutong, le néerlandais Ebusco et l'espagnol Irizar qui seront testés sur les lignes 21 et 147 qui sont aujourd'hui majoritairement assurées en autobus hybrides, ce qui permettra d'effectuer une comparaison entre techniques.

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03 mars 2015

Premières voies de bus sur l'autoroutes

L'expérience de Grenoble fait école : l'aménagement de voies réservées aux autobus sur les autoutes d'Ile de France débute cette année. Le programme prévoit 11 sections dont 2 sont considérées prioritaires pour la desserte des aéroports.

Sur l'A1, 5 km vont être aménagés dans la zone de l'échangeur A1-A86 afin de faciliter le passage des autobus (Roissybus RATP, autocars Air France) et des taxis, dans le sens Roissy - Paris. En outre, l'entrée sur le périphérique à la porte de La Chapelle sera reprise avec suppression d'une voie de circulation sur le sens extérieur pour faciliter l'insertion des transports en commun et des taxis.

Sur l'A6a, 3 km seront traités toujours dans le sens Aéroport - Paris, pour s'affranchir des encombrements de la cuvette de Gentilly et améliorer l'accès au périphérique, intérieur cette fois-ci, au bénéfice des mêmes services (Orlybus évidemment dans le cas présent).

Sur 11 sections identifiées, 6 sont prioritaires dont les deux citées ainsi que la N118 entre le pont de Sèvres et Vélizy, l'A12 entre Trappes et Roquencourt, l'A10 dans la zone de Massy et la N104 à l'arrivée sur Evry. Au-delà, sont concernées la N104 entre Montsoult et Goussainville, l'A3 entre Aulnay et Paris, l'A104 entre Lagny et Villeparisis, l'A13 entre Poissy et Paris, la N12 entre Pontchartrain et Vélizy et l'A15 entre Franconville et Gennevilliers.

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27 février 2015

Bus / Taxis : quand on vous dit que ça frotte...

Bus et taxis font de plus en plus mauvais ménage dans Paris. La preuve avec cette information affichée dans les autobus de la ligne 91 Montparnasse - Bastille. Puisque les taxis bloquent le passage des autobus sur le boulevard Diderot, les autobus sont déviés par la rue de Bercy et le boulevard de la Bastille. Qu'on se le dise, cette déviation pourrait devenir définitive à l'avenir. Moyen de renvoyer la balle sur la ville de Paris qui préfère s'occuper des vélos et des Autolib. Après tout, il y a "trois pelés et un tondu" dans le 91, c'est bien connu !

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24 février 2015

Mise en service des Urbanway 12 de la RATP

Les premiers Urbanway 12 de la RATP ont été mis en service sur la ligne 378 Nanterre Ville - Gennevilliers Les Courtilles. Prenant la succession du Citélis, l'Urbanway entérine l'abandon de la désignation Irisbus, apparue lors de la fusion des activités bus de Renault Véhicules Industriels et d'Iveco. La version retenue par la RATP utilise le moteur Tector 7 répondant aux normes Euro 6, d'une cylindrée de 6,7 litres et développant 286 ch. Le moteur et la boîte Voith sont souples.

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Colombes - Boulevard Charles de Gaulle - 24 février 2015 - L'un des premiers Urbanway de la ligne 378 dans la boucle du terminus partiel des Quatre Chemins de Colombes. C'est surtout la face avant et le bloc moteur qui font la différence esthétique - et technique - par rapport au Citélis. © transportparis

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Colombes - Boulevard Charles de Gaulle - 24 février 2015 - Sur la face avant, l'imposant logo Iveco oblige à décaler vers le bas la banane publicitaire, avec une allure peu flatteuse, renforcée par la "moustache" blanche autour de la plaque d'immatriculation. © transportparis

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Colombes - Rue Gabriel Péri - 24 février 2015 - La face arrière de l'Urbanway avec moteur Tector 7 : un design taillé à la serpe cherchant à donner une allure "futuriste", très en rupture avec celui de l'Agora qu'on aperçoit devant le nouveau venu. © transportparis

Bien que composé pour majeure partie d'éléments nouveaux, l'allure de l'Urbanway découle directement du Citélis, lequel était une évolution esthétique de l'Agora. Les nouveautés portent essentiellement sur les faces avant et arrière avec un design plus agressif, mais pas forcément plus élégant : l'imposant logo Iveco et la position très basse de la banane publicitaire n'aide pas à proposer une allure flatteuse.

Les Urbanway 12 restent aménagés en version 2 portes (à ouverture classique) avec 28 places assises. La disposition arrière est un compromis entre les deux versions du Citélis (standard et Line), mais l'accès aux places n'apparaît pas aisé. Le siège adopté par la RATP (identique aux Citélis) est toujours aussi raide. Enfin les finitions sont assez moyennes, notamment entre les voussoirs et le pavillon, laissant visibles toutes les fixations des barres de maintien avec un espace propice aux vibrations en tous genres. On notera aussi le retour des impostes sur l'ensemble des baies vitrées, et leur agrandissement par rapport au Citélis.

La gamme Urbanway a également été retenue par la RATP en version articulée à 4 portes (dont 3 coulissantes) mais en version hybride, et en version articulée à 3 portes avec moteur Cursor 9 (tellement volumineux que le bloc moteur nécessite une protubérance peu élégante en toiture) pour Orlybus, dont la mise en service ne devrait plus tarder... mais l'engagement des Urbanway accumule déjà près de 6 mois de retard.

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