De tous temps, le graffiti a été une forme anarchique d'expression, les Egyptiens, les Grecs et les Romains (antiques) la connaissaient. Le tag moderne est une évolution, une continuité plurimillénaire de ces graphium latin.

Tant qu'il était contenu à une expression réduite à un arbre, une pierre (qui n'a pas gravé un jour son doux sentiment pour l'éternité ?), passait encore mais lorsqu'il envahit lieux et places publiques, exprime une volonté de dégrader sciemment le bien collectif, la limite est passée, ce n'est pas admissible.

Les trains de la ligne 6 du Métropolitain parisien subissent une véritable invasion provoquée par des individus peu respectueux pour le moins : ils sont gribouillés de haut en bas, offrant une vision pitoyable aux usagers qui n'en peuvent mais. Couplé avec la propreté douteuse du réseau ferré, le moins que l'on puisse dire est que l'effet est navrant.

Il y avait déjà eu une tendance de ce genre dans les années 1990-92, la RATP avait engagé alors une action ferme pour éradiquer la chose. Il apparaît aujourd'hui urgent de procéder à nouveau à ces actions, certes coûteuses, mais il y va de l'image des transports urbains parisiens, les voyageurs ayant droit au respect et à un environnement propre et net. Surtout sur une ligne très empruntée des touristes pour accéder à la Tour Eiffel !

Qu'il en soit ainsi, nous l'espérons et que ces graffitis disparaissent rapidement pour le bien de tous.

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Paris - Station Cambronne - 2 novembre 2019 - MP73 de la ligne 6. L'arrivée en station donne une image navrante ... © Th. Assa