Le Tribunal Administratif a décidé d'annuler l'arrêté municipal de la Ville de Paris interdisant la circulation sur les voies sur berges en rive droite. Le Tribunal s'appuie sur la faiblesse et les erreurs de l'étude d'impact. La maire de Paris porte le sujet sur le terrain politique contre la Région Ile de France et annonce qu'elle fait appel de la décision et qu'un nouvel arrêté municipal sera pris pour maintenir l'interdiction du trafic sur les voies sur berges.

Ceci dit, la circulation automobile ne reviendra pas de sitôt : dame nature joue en faveur de la maire de Paris puisque la Seine est toujours en crue et une partie des voies est inutilisable puisque toujours innondées...

Néanmoins, cette décision du Tribunal Administratif démontre que le dossier a été pris sous un angle d'abord politique et que l'évaluation des effets de la suppression de la circulation automobile sur les berges a été réalisée de façon tronquée.

Pour autant, la réduction de l'espace dévolu à la voiture va dans le sens de l'histoire... à condition d'être menée de façon incontestable et de l'intégrer dans un plan plus global de gestion de la circulation et du développement des alternatives. La politique pour le vélo manque encore de cohérence, les transports en commun sont encombrés et subissent les effets des reports de circulation, les couloirs de bus ne sont pas respectés et pour l'instant, la fermeture des berges n'a fait qu'exporter le trafic sur d'autres axes.