Le mot commençait à circuler ça et là et apparaissait au gré de quelques communiqués de presse notamment à l'occasion de la signature du protcole de financement. L'affaire est semble-t-il entendue, et tout n'est que question de délais. La ligne 11 sera automatisée, mais pas avant l'achèvement de ses prolongements à Rosny Bois Perrier d'abord puis à Noisy-Champs.

Première ligne munie de rames sur pneumatiques (en 1956), première ligne équipée de la conduite programmée et gérée par le PCC du boulevard Bourdon (en 1967), la ligne 11 fait figure de pionnière dans le domaine de l'exploitation. Le prolongement au-delà de l'actuel terminus de la mairie des Lilas est évoqué depuis l'ouverture de la ligne, en 1935, et est maintenant - enfin ! - sur les rails. Il permettra de réformer - enfin ! - les MP59 à bout de souffle qui assurent le service de la ligne depuis le retrait des MP55 en 1999. Les MP59 entreront-ils dans le club très fermé - mais pas très glorieux pour l'image du service - des matériels ayant circulé 60 ans sur le réseau ? C'est probable puisque l'ouverture de la section Les Lilas - Rosny n'est pas envisagée avant 2022 et le futur MP14 ne pourra venir sur la ligne qu'après la mise en service du nouvel atelier de maintenance succédant aux installations souterraines étriquées de l'arrière-gare du terminus des Lilas.

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Prolongement de la ligne 11 de Mairie des Lilas à Rosny Bois Perrier (cartographie STIF)

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Prolongement de la ligne 11 de Rosny Bois Perrier à Noisy-Champs (cartographie STIF)

Le prolongement des Lilas à Rosny représente 6 km d'infrastructures nouvelles, soit un quasi doublement de la longueur de la ligne 11 actuelle (6,3 km). Dès lors, l'automatisation se justifierait dès l'ouverture de cette extension d'autant plus que les équipements de signalisation de la section existante sont à renouveler. Néanmoins, l'opération "d'une pierre deux coups" n'a pas été retenue. L'intégration de la section Rosny - Noisy-Champs, anciennement sur la "ligne orange" d'Arc Express, représente une nouvelle extension de 10 km, portant la longueur totale de la ligne 11 à près de 23 km.

L'automatisation de la ligne 11 apparaît donc totalement justifiée puisque la section historique ne représenterait qu'à peine le tiers de la longueur totale de la ligne. La solution retenue - pour l'instant - est une ouverture des extensions en conduite traditionnelle et une automatisation ultérieure, après l'achèvement de l'opération sur la ligne 4. D'où cette question : n'y a-t-il pas dépense frustratoire à ne pas ouvrir directement ces extensions en pilotage sans conducteurs de sorte à éviter l'arrivée de trains à conduite classique et l'installation d'une signalisation latérale qui sera rapidement superflue ?