Les feuilles mortes se ramassent à la pelle... l'air est connu, et les conséquences du tandem pluie + feuilles mortes sur l'exploitation ferroviaire aussi, même si cela prête souvent à sourire, bien que cela soit un sujet tout ce qu'il y a de plus sérieux. Qui dit pluie dit réduction du contact rail-roue et qui dit feuilles mortes dit aggravation de cette perte d'adhérence. Résultat : patinage au démarrage, vitesse réduite, et freinage délicat avec patinage. Conséquence, des retards et des immobilisations de matériel roulant puisqu'en patinant, la roue bloquée voit sa conicité malmenée par la formation de "plats". Qui dit plat dit "roue carrée" dit besoin de maintenance, donc moins de rames et des suppressions de trains.

Pour endiguer le phénomène, la SNCF a d'abord utilisé les services d'un train laveur de voies pour chasser les feuilles mortes, notamment dans les zones boisées et les traversées de forêts (Rambouillet, Fontainebleau, Chantilly notamment. En supplément, les rames Z2N du RER D sont en cours d'équipement d'anti-enrayeurs de roues, chargés d'empêcher le patinage au démarrage et le blocage au freinage. Un investissement de 20 millions d'euros, financé par le STIF, sur un matériel pas vraiment conçu pour de l'exploitation RER (pas assez de portes, puissance massique médiocre, freinage réputé délicat sur conditions d'adhérence dégradées...) mais pour l'instant sans possibilité de remplacement